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Tome cinquième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

se joignent Ben-Aissa et Ben-Zamoun, chefs principauxdes tribus de lest ; le fils de Bou-Mezrag accourt pleinde haine : le signal dune conllagration générale vientdêtre donné. Vaines tentatives! Le courage des Français fit face à tout : trop lentes à se concerter, les tribusfurent successivement prévenues par le général Berthe-zène, et la coalition fut dissoute.

Pendant ce temps, le traité qui avait donné Oran auxTunisiens était tombé, faute de ratification; poursuivi pardes malédictions unanimes, le lieutenant des princes deTunis avait abandonné la ville; les Français y entraientpour la seconde fois, et le général Boyer, homme impla-cable par système, était élevé au commandement, indé-pendant, des troupes de la province.

De ce que le maréchal Clauzel avait établi, aucun vestigenavait subsisté sous son successeur. Et lannée 1831 fi-nissait à peine, que déjà le général Berthezène cédait laplace au duc de Rovigo.

Du reste, le duc de Rovigo nétait investi que du com-mandement de larmée et du pays. Quant à lautorité ci-vile, on venait de décider quelle serait indépendante etrésiderait dans la personne dun intendant civil : essaimalheureux qui neut dautre résultat que de faire va-ciller lautorité entre deux pouvoirs rivaux et bientôtennemis !

Ainsi, rien de fixe dans ladministration de la colonie,rien de suivi, rien de stable. Les périls devenaient-ilsplus pressants au pied de lAtlas? à Paris on décrétaitau hasard la réduction des troupes expéditionnaires. Legénéral en chef commençait-il à connaître le pays, sesressources, les moyens de le dominer? on lui envoyait