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Tome cinquième.
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CHAPITRE VI.

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tout-à-coup un successeur. Déplorable légèreté qui para-lysait notre action en Afrique , décriait notre puissancedans l'opinion de lEurope , et prodiguait sans but ;J-roïsme de larmée !

Cependant, et en dépit des fautes accumulées, la France se maintenait à Alger . Sous le commandement du duc deRovigo , le génie de lEurope commença de pénétrer lAfri­ que , la population civile saccrut, on se mit à construireet à planter en vue dun long avenir. Ce nest pas que laconquête neût son écume. D'impurs spéculateurs avaientrampé jusque-, et ils se livrèrent à des trafics dont lop-probre, heureusement, devait disparaître dans la gloire denos combats. Mais la guerre naissait de la guerre, et leduc de Rovigo avait pour système de se montrer, à lé-gard des Arabes , aussi dur, aussi impitoyable, que legénéral Rerthezène sétait montré clément. Coupableenverâ nous de trahison, la tribu dEl-Ouflia fut détruite.

A la suite de cette exécution terrible, unecoalition nou-velle sétait formée: elle fut anéantie. A l'est, 3,000 hom-mes partis de Toulon sous les ordres du général Monk-dUzer vinrent prendre possession de la ville de Rone, queHajy-Ahmet, bey de Constantine et un de nos plus re-doutables ennemis, avait déjà envahie et saccagée. Cecise passait au mois de mai 1832 -, et au mois de mars 1833,le duc de Rovigo reprenait le chemin de la France , at-teint dune maladie mortelle.

Voici dans quel état il laissait loccupation française :

Dans la province dAlger , nous possédions la ville, labanlieue; et notre souveraineté était reconnue dans leterritoire compris entre lArrach, laMétidja, leMazafran.et la mer.