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Tome cinquième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

« Vous fourniriez, pendant cinq ans, une pension de« cent francs à cinq mille soldats blessés, estropiés ou« infirmes. »

Cétaient des considérations toutes républicaines.Elles Louchèrent néanmoins une bourgeoisie qui se croyaitet se disait monarchique. Us ne comprirent pas, ces bour-geois inconséquents, quil est dans la nature des chosesquune royauté sentoure déclat et pèse sur le peuple. Ilsauraient désiré une royauté obéissante, modeste, vivant depeu, mesurant avec sagesse ses demandes à ses besoins,et, même alors , se résignant volontiers à rendre descomptes. Désir chimérique! Quand on sest avisé de pla-cer un homme sur ces hauteurs qui donnent le vertige,quand on lui a permis de regarder les générations à venircomme la propriété de sa race, quand on la déclaré invio-lable, quand on a osé dire de lui qu'il ne pouvait mal faire,la folie est grande de vouloir assigner des limites à sonorgueil et à ses exigences. Il faut le subir tel quon la fait.Il faut, ou ne se point donner un maître, ou sentendre àservir.

Mais la bourgeoisie voulait un maît re quelle eût le droitdhumilier au besoin. Elle salua donc de ses cris lappari-tion du pamphlet lancé contre la loi d'apanage. Le succèsde ce pamphlet fut prodigieux. Vingt-quatre éditions lerépandirent en France sous toutes les forijies. Il pénétradans les campagnes les plus désertes, dans des chaumières jamais journal nétait entré. Dans les villages du nord,on montait sur les bornes pour le lire à la foule, quilpassionnait. Traduit dans les langues étrangères, il appritaux rois de lEurope que lesprit d'affranchissement vivaitencore dans notre pays, contenu mais indompté. Le