CHAI'ITKE VII.
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triomphe de M. de Cormenin s’accrut des colères qu’ildéchaîna. Car les hommes de Cour se montraient furieux,sachant que, dans la circonstance, l'indignation était lemeilleur moyen de flatter.
Depuis le rejet de la loi de disjonction, le ministère setraînait languissant et divisé. Le soulèvement de l’opinioncontre le projet d’apanage précipita la crise. Entre M. Gui zot et Molé, c’était toujours la même rivalité, rivalitésourde et voilée par des égards réciproques, mais active,nourrie de fiel, excitée par un perpétuel contact, et sanscesse envenimée par les propos des subalternes. La situa-tion était dure pour tous, pour M. de Gasparin, notam-ment. Écrasé en quelque sorte au ministère de l’intérieur,entreM. Guizot , qui l’accablait de sa protection, et.M. Molé,qui le poursuivait d’une défiance implacable, il recevaitle contre-coup de chaque combat que se livraient autourde lui les deux influences ennemies. Mais à mesure qu’ilchancelait, les doctrinaires redoublaient de véhémencedans leur langage et de vivacité dans leurs attaques. Ilsdemandaient de quel droit on prétendait confiner dans leministère de l’instruction publique, position évidemmentsecondaire, un homme aussi considérable que M. Guizot par son crédit sur les Chambres, par son talent, par sa
passion. et ils auraient pu ajouter : par la place qu’il
occupait dans les haines. C’était donc pour lui qu’ils ré-clamaient le ministère de l’intérieur, poste aussi bon àoccuper que difficile à défendre. M. Duvergier de Hau-ranne s’en ouvrit librement à M. Molé dens un entretienqu’ils eurent un jour ensemble au jardin des Tuileries.Mais celui-ci était bien résolu à ne pas céder. Et l’impor-tance qu’il attachait à ces vaines querelles d’amour-propre