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Tome cinquième.
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CHAPITRE IX.

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gence presque tout entière! Quoi! l'on condamnait laFrance à camper misérablement sur le littoral, pressée,resserrée, étouffée entre l'ennemi et la iner ! Quel reversnous avait donc réduits à un tel excès dhumilité dansnotre ambition? Le traité qui nous dépouillait était-il lerésultat forcé de quelque terrible défaite, de quelque irré-parable désastre? Étions-nous en Afrique sans ressources,sans armée? Non, car 15,000 hommes avaient été réunisà Oran ; des dépenses considérables avaient été déjà faitespour une campagne ; une guerre à mort était annoncée ;le soldat était sûr de vaincre. Et cétait du sein des plusformidables préparatifs qu'on faisait sortir une paix sem-blable ! Et, avant même de sôtre mesuré avec lémir, onlui cédait la province de Titéry, Scherchell, la citadellede Tlemeen, une portion de la Métidja, des territoiresenfin sur lesquels jusqu'alors il navait affiché lui-mêmeaucune prétention! Dans la province d'Oran , nous con-servions Mazagran et Mostaganem ; mais, séparées dOran et dArzew, ces deux villes ne seraient-elles pas enétat de blocus ? Abd-el-Kader reconnaissait notre sou-veraineté : concession dérisoire qui lui assurait la réalitédune puissance dont il ne nous laissait, à nous, que lefantôme.

Ces critiques, que le général Damrémont sanctionna deson expérience dans un exposé adressé par lui au prési-dent du Conseil, nétaient par malheur que trop fondées.Et combien n'eussent pas été plus véhémentes les plaintesde l'opinion, si l'on eût connu alors ce quon apprit seule-ment l'année suivante par un procès fameux : c'est-à-direque toutes les conditions du traité navaient pas été écrites,et que le général Bugeaud avait été autorisé à se faire payer