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Tome cinquième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

une somme d'argent qui, dépensée en chemins vicinaux,devait accroître sa popularité électorale !

Quoi quil en soit, on dut, après le traité de la Tafna,se demander si lon pousserait jusquà Constantine . Cetteexpédition avait été résolue cependant, l'honneur nationalla commandait, la France lattendait comme la réparationd'une injure, et cétait avec la mission spéciale de lentre-prendre que M. de Damrémont avait été envoyé en Afrique .Mais, prendre Constantine , nétait-ce pas agrandir encoreAbd-el-Kader , rendu déjà si redoutable par le récenttraité? Détruire Ahmed, nétait-ce pas déliver l'émirdun rival, appeler son influence dans lEst, le signaleranx Arabes comme le représentant, désormais unique, deshaines allumées par la conquête? Cette considération pesasans nul doute sur les délibérations du Conseil; car lecomte de Damrémont reçut ordre de négocier avec Ahmed.On lui demandait de rembourser les frais de la guerre, dese reconnaître vassal de la France , de payer tribut. Lui,comptant sur les secours de la Porte, il se retrancha da-bord dans de vagues réponses. Une escadre était partiede Constantinople avec des intentions équivoques : lescontre-animaux Gallois et Lalande lui firent rebrousserchemin. Pressé plus vivement, Ahmed refusa, et lexpé-dition fut résolue.

Une partie du mois daoût et le mois de septembrefurent employés aux préparatifs. De Bone à Constantine .la route se couvrit d'étapes militaires. Ghelma était deve-nue, sous la direction du colonel Duvivier, une véritableplace de guerre. Un camp fut établi sur le plateau deMedjez-Amar, choisi comme base des opérations, et ce fut que. dans les derniers jours de septembre, l'armée se