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HISTOIRE lit mx AXS.
les démocrates n'avaient jamais douté que son patriotismene leur fût un appui.
MM. Dupont, avocat, et Louis Diane partirent de cesdonnées pour prendre l’initiative des démarches qui de-vaient amener la formation d'un comité électoral au centremême du parti démocratique. M Dupont (de l’Eure) pro-mit son concours ; on obtint celui de M. Arago ; par M. Ara-go, celui de M. Laffitte ; et, cela fait, les membres de l'Op-position dynastique furent invités à se réunir à un comitédont le parti démocratique venait de fournir le premiernoyau.
Une double hypothèse avait été posée : ou bien l'Oppo-sition dynastique accepterait, et alors on combattait à côtéd'elle, réserve faite delà différence des principes ; ou bienelle refuserait, et, dans ce cas, on était en mesure de sepasser de son alliance, puisqu’on avait pour soi MM. Arago,Laffitte, Dupont (de l'Eure ), c’est-à-dire trois hommes quid'avance frappaient de mort tout comité d'Oppositiondans lequel ils n’auraient pas siégé.
Le plan était bien conçu : la suite le prouva. Une assem-blée ayant été indiquée, au marché des Jacobins, dans lesbureaux de la Nouvelle Minerve , les deux Oppositions s'yréunirent. La république y siégeait dans la personne dequelques-uns de ses plus fermes représentants, parmi les-quels MM. Dupont, Bornez, Thomas, rédacteur en chef duNational \ Frédéric Degeorges, rédacteur en chef du Pro-pagateur du Palais-dc-Calais . La discussion s'ouvrit sousla présidence de M. Laffitte.
Les radicaux s’expliquèrent sur leur but, hautement etfièrement. Jusqu'alors on n'avait cessé de leur reprocherce qu'il y avait d'intraitable dans leur humeur et de trop