LES FEMMES. 99
sissent dans les arts, ou qu’elles ne selivrassent à des connaissances plus sé-rieuses , ils leur défendaient de recevoirdes maîtres d’aucun genre , et leur lais-saient pour seuls plaisirs et seule occu-pation les détails de leur ménage. Ainsi,tandis que les courtisanes cultivaient lesarts, fréquentaient le portique, char-maient les philosophes et les artistes,animaient leur génie, dont elles recueil-laient les étincelles , établissaient enquelque sorte , entre elles et eux, unéchange d’instruction, d’enthousiasmeet de sensations délicieuses, les femmesNobles, presque oubliées et perdues dansles soins minutieux de la domesticité ,aussi loin de leur siècle par leur espritque par leur éducation , rappelaient plu-tôt ces temps de simplicité grossière despremiershahitans du monde, qu’elles nesemblaient appartenir à cette Grèce dontles brillans débris laissent encore tant
ii*