LES FEMMES.
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de jouissance. De là vient la célébritédes courtisanes d’Athènes . Les beaux-arts leur étaient nécessairement aban-donnés, par l’injustice des lois qui enprivaient les femmes estimables. Elless’y livrèrent, contribuèrent à leurs pro-grès ; et, se parant de l’éclat qu’ellesleur empruntaient, s’assurèrent les hom-mages de leur siècle par leurs succès, etl’admiration du nôtre par les souvenirs.
Au reste, rien ne perdit plus les mœursque la supériorité des courtisanes sur]ès femmes honnêtes ; dès l’instant
qu’Athènes eut abandonné le port dePhalère, il arriva, de toutes les partiesde la Grèce , un si grand nombre de cesfemmes brillantes , que, parla dissolu-tion de leurs mœurs, elles s’attirèrentl’animadversion de la république. Leschoses en vinrent au point qu’on proposade leverun impôt sur elles. Il fut discuté,plaidé, soutenu par Démostliènes, contre