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I.ES FEMMES.
baisait respectueusement la main de sonpère ; le comte aussitôt la quittait, faisaitJe tour de ses remparts, plaçait ses seu-tinelles, faisait lever le pont-levis, etaprès une prière générale qu’entonnait jl’aumônier, il allait faire un bon somme ,dans un fort mauvais lit, donnant son ■âme à Dieu et son cœur à Mathilde.Certainement TJrgelle avait dit tout cequi s’était passé pendant l’absence ducomte, du moins tout ce qu’elle savait ;mais Izaure ne cachait-elle rien? Il faut,avant que de laisser deviner au lecteursi elle avait tout dit, parler de son ca-ractère , car c’est justement ce que nousavons oublié.
Izaure, à dix-huit ans, jolie commeun ange, était aussi douce que tendre,et si ingénhe, que cette qualité pouvaittourner pour ou contre elle, selon lesévénemens. Urgelle, pédante et sévère,connaissait tout hors Je cœur humain :elle avait bien inspiré de la crainte à