Ç2 LES FEMMES.
Dans ce moment, les échos de la plaineretentirent de sons aigus et lointains.C’étaient les pâtres qui rappelaient leursbrebis et leurs chiens, a Voulez-vous ,v dit Zunilda, venir voir rentrer nos33 troupeaux? Ils sont nombreux et beaux;33 c’est là notre richesse. 33
Florvel accepta. Les deux amans,sans trop songer à lui , enlrelaçant leursbras , sortirent en chantant. Florvel lessuivait ; il examinait, en marchant surleurs traces, leur contentement, leurnaïve gaieté , et riait en lui-même dece qu’on appelait cela du bonheur. Ce-pendant les troupeaux descendant euCoule des montagnes dans la vallée,s’approchent , on les entend mugir,bêler. Zunilda s’assied sous un grandarbre pour les attendre ; elle appelleFlorvel auprès d’elle... tout à coup ellelève les yeux , elle aperçoit un nid à lacime de l’arbre. « Le vois-tu , ce nid ,33 dit-elle à Elerz ; je parie l’atteindre