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Tome quatrième.
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LES FEMMES. 97

Le naturel d’Elerz lui plaisait. Zunildalui paraissait charmante. La vie qu’ilamenait était simple, mais oisive. On selevait avec l’aurore. Dans le joli bos-quet, on trouvait des fruits, du lait, desgâteaux, du miel embaumé par les fleursdes vallées. Rien ne manquait à Zunildaet à Elerz ; ils vivaient dans l’aisance.Leurs parens leur avaient laissé à cha-cun une fortune honnête qu’ils avaientdéjà confondue ; leur langage, leur édu-cation, l’abondance qui les entourait,le nombre de leurs serviteurs , tout lesséparait des rustiques habitans de cescontrées; ils n’en avaient que les moeurset les vertus.

Après le premier repas , la pêche oula chasse appelaient les trois amis, carZunilda partageait tous ces exercices,et souvent s’y montrait la plus adroiteet la plus agile. Le soir venait, Zunildaversait une rosée rafraîchissante sur desfleurs qu’elle cultivait elle-même dans