Band 
Tome quatrième.
Seite
119
JPEG-Download
 

LES FEMMES.

119

b]imc qui, sans avoir la fraîcheur desfleurs, en remplaçait l’éclat. Il brisa làbranche en deux parties inégales : la plusgrande devint le bouquet de Zunilda ;la pluspetite, l’aigrette de son chapeau.11 attacha lui-même cette simple parurequi , s’opposant par ses reflets à la blan-cheur de son teint, à la sombre couleurde son deuil, formait un ensemble char-mant.

Zunilda, belle comme le jour, fraîchecomme la rosée , embrassait toutes sescompagnes, serrait avec franchise etcandeur la main des jeunes compagnonsd’Elerz , recevait leurs présens. Tout àcoup elle se rappelle sa corbeille , sonbouquet, la couronne de fleurs artifi-cielles : elle les montre aux jeunes filles ,leur explique que ces fleurs ne se fanentpoint ; c’est la seule chose qu’elle avaitcomprise. L’étonnement est général : lacouronne , le bouquet passent de mainseu mains; c’est à qui les admirera, les