LES FEMMES;
U 7
Le temps qui fuit ajoute à lues alarmes,
Accroît mes maux , loin de les effacer;
Mes faibles yeux ont tant versé de larmes ,
Que je n’ai plus de larmes à verser.
Je souffrais moins quand je pleurais encore ,Mon triste cœur brulait.de moins de feux.
Cruel amour, ta victime t’implore :liends-moimespleurs, seulbiendesmalheureux.
Après avoir tracé ces vers, il s’assitsur la pointe du rocher. Trop préoc-cupé de ses maux, il ne voyait pas l’o-rage affreux qui se préparait. Eh! quelui paraissait le bouleversement des élé-mens, auprès du tumulte de son cœuret du trouble de ses idées ! Déjà letonnerre grondait, la pluie tombait àflots pressés, et Florvel n’avait pasquitté la même attitude. Un éclair bril-lant et rapide vint frapper ses regards.
A sa lueur , que découvre-t-il? Sur lebord d’un torrent voisin, Zunilda trem-blante , dans les bras d'Elerz, surprise