LES FEMMES.
23 J
ne faisait que reculer sa vengeance.
Un jour que fatigué de discussionsdiplomatiques avec un ambassadeurétranger , Napoléon se dirigeait ma-chinalement vers l’appartement de sonépouse , il entendit les accords d’unpiano. La voix de l’impératrice frappebientôt son oreille, et il entendit chan-ter la romance suivante :
«L’airain, dans les champs de carnage ,
» Depuis lorg-temps a cessé de gémir ;
» Je 11e vois pas celui dont je partage» Et la couronne et l’illustre avenir.
» Ali ! dans son cœur, dans sa mémoire,
« Qui doue a pu me remplacer un jour ?...ail ne vient plus , le fils de la Victoire,
» Se délasser dans les bras de l’Amour.
» Quand de ces palmes triomphales ,
» Mes mainsdevaient parer son front vainqueur,» Je dédaignais de superbes rivales :v Ce jour cruel dévoile mon erreur !
» Hélas ! ébloui de sa gloire ,
" De rois vaincus il veut former sa coin...
20**