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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
tenslebcn lui-même, se porta sur la route deScliwarzenfeld à Amberg , La gauche, aux ordresdu général Staader, composée de 9 bataillons et21 escadrons, dut marcher de Schwandorf dansla direction de Lengfeld, pour y passer la Vils, etse joindre à l’armée de l’archiduc. (Voyez le ta-bleau ci-contre.)
lia colonne du centre seule rencontra l’avant-garde de Championnct au passage du moulin d’Ha-semuhl, près de Kofering, et l’en déposta. Elle selia alors avec celle de l’archiduc, qui, de son côté,après avoir débouché des défilés de Castel, venaitde repousser la division Bonnaud d’Ursenulm surla route de Neumarck à Amberg , et se préparait àfranchir la forêt. Pendant ce temps une partie del’armée de Jourdan défilait par Amberg , pour seconcentrer sur les hauteurs en arrière.
De son côté le général Kray, commandant ladroite des Autrichiens, était parvcnui à s’emparerdes hauteurs de la Sainte-Trinité, que la gauchede Collaud n’avait pas sérieusement défendues, depeur de se compromettre. L’artillerie autrichiennebattait de ccs hauteurs l’infanterie française, quialla se former de nouveau sur les plateaux en ar-rière d’Amberg . La division Collaud exécuta ladernière ce mouvement rétrograde; et son arrière-garde , conduite par le général Ney, soutint lecombat avec fermeté.
L’arcliiduc fit suivre -les républicains par unepartie de la colonne du centre, aux ordres du gé-néral Werneck, qui traversa Amberg , et se dé-ploya au pied des hauteurs ; le corps de Nauen-dorf vint se former à sa gauche, et tous deuxattaquèrent alors la position , sous la protectiond’un violent feu d’artillerie. Le jour commençaità baisser : Jourdan jugea qu’il était temps de son-ger à la retraite, et il en donna l’ordre. La divisionGrenier vint s’établir à Pachtesfeld pour couvrirla droite; Championnct campa sur les plateaux àdroite de Sulzbach ; Collaud dut rester en avantde celte ville.
La cavalerie autrichienne pressa l’arrière-gardede Ney, et celui-ci qui ne cherchait que des occa-sions de combattre, tint ferme à Wieselhof, dans1 espoir que sa bonne contenance suffirait pour ar-rêter la poursuite. Il ne tarda pas à être atteint etassailli par de nombreux escadrons. La 23“ de
ligne fut disposée en carré, et on forma un échelo 11en arrière, avec la 20 e légère. Plusieurs chargescavalerie autrichienne échouèrent contre ce carf ede la 23°, que le général Werneck, à la tête d’uUrégiment de cuirassiers, parvint enfin à rompraCe brave corps perdit dans cette action, son cO'lonel Deshayes, et près de 1,000 hommes hors d ccombat.
L’arrière-garde de la division Championneticommandée par le général Klein, également at'teinte par la cavalerie ennemie et sur le pointd’ètre enveloppée, se vit forcée à faire uii long dé-tour vers la gauche, pour venir passer la Peguit*près d’Hersbruck . Cette journée, honorable pou rles deux partis, coûta plus de 2,000 hommes au*Français ; l’armée autrichienne bivouaqua sur I echamp de bataille.
L’archiduc n’avait pas renoncé au projet de ga'gner le flanc droit de Jourdan, en vue d’empêchefsa jonction avec le corps de siège de Mayence, etde rejeter son armée dans les défilés du VogelgC-birgs. Il prescrivit donc dans le cours de la jour'née au général Hotze de s’avancer d’Altorf surLauf, de pousser avec vigueur Bernadotte , et delancer des détachements dans la direction d’Hers-bruck. Starray, qu’on avait laissé sans motif ®Neumarck avec 10 bataillons et 12 escadrons, dutéchelonner le corps de Hotze. Le prince de Lichten-stein après s’être emparé de Nuremberg , était allécamper à Mogelsdorf , où il fut vainement attaquépar un détachement de Bernadotte .
Quoique les Autrichiens ne tirassent pas tout I eparti possible de leur victoire, de la supérioritédu nombre et de l’avantage de leur position, néan-moins la situation de Jourdan devenait de plus euplus critique. Bernadotte ayant quitté Lairf pourse retirer à Forcheim, la grande communicationde l’armée sur Nuremberg fut interceptée par 1®corps de Hotze ; à la vérité, il restait bien un che-min de traverse qu’on assurait praticable à l’artil-lerie, c’était celui de Velden par ITildpoldstein,qui va directement à Forcheim. Jourdan, avau 1d’y engager l’armée, chargea son chef d’état-majofde le reconnaître. Celui-ci ayant confirmé les rap-ports deâ gens du pays, il n’hésita plus à le prendre;néanmoins do peur d’embarrasser sa marche, ^ordonna à l’aile gauche, commandée par Kléber;