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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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LIVRE XI, CIIAJP. LXII.

1S

ra pide, tombe sur le flanc de lennemi, et le ra-ftle ne battant durant quelques minutes.

Cependant la réserve de cavalerie autrichienne,c °mposée des brigades Rosemberg, et Anhalt--soutenue par celle de Haddick du corps deft - ra y, savança au grand trot, et fondit bientôt sur

escadrons deBonnaud, qui, encore en désordreP ar suite de la première charge, nétaient pas enMesure de prévenir ce nouveau choc. Lissue dunen S a gement aussi inégal ne resta pas longtempsdouteuse; et, malgré tous les efforts de son géné-' a ^ la cavalerie française fut culbutée, et forcée^ Se rejeter derrière linfanterie, dont la bonnec °ntenance favorisa son ralliement. Le mal devait" lrc dautant plus grand, que larmée républi-que se trouvait sur une seule ligne, et sans laJoindre réserve. On saperçut trop tard que lad v ision Lefebvre eût été plus utile ici qu aScliweinfurt.

Les grenadiers de Werneck, à peine arrivés,Lurent déployés, et dirigés à gauche contre le boisdEstenfeld, quil fallait enlever pour joindreStarray ; cette opération éprouva dautant moinsd obstacles, que la retraite des Français était déjà'esolue. Au même instant, le corps de Starray,s<; condé par ces attaques, reprit son mouvementoffensif en faisant effort par sa droite ; de sorte'lOe le contre des Français, menacé par des forces8tl périeures, repassa avec précipitation le ruisseaude Kornach. Jourdan voulut reformer son arméeSllr la droite de ce ravin, mais Werneck et Star-* a y len empêchèrent en passant le défilé sur qua-* r e colonnes, entre Kornach et Lengfeld.

son côté, Kray avançait par Heiligenthal etPPach contre la division Grenier, laquelle ,r °P faible, disséminée et débordée par son ex-gauche, sestima heureuse de trouver unofuge dans le bois de Gramschatz, partie vers^Oinbach, partie à Sulzwiesen. Quelques compa-H Q *es darrière-garde, atteintes près d Oplerbaum,Lormèrent vainement en carré : elles lurent sa-j r<its °u prises après une résistance qui suspenditOort'usement la marche de lennemi,fflors le général Jourdan se porta en toute hâte| Ur ^ es hauteurs en arrière de la route de Sclrwein-b La division Beruadotte, commandée par le® ü cial Simon, eu allant se former sur le Geisberg,

se vit atteinte par le corps de Ilotze, qui entamason arrière-garde. La gauche sappuya à un boisprès du village de Mulhausen quoccupa une bri-gade dinfanterie ; la droite sétendit dans la direc-tion de Werschbach.

Le corps de Starray avait achevé de déboucherdu ravin, et sétait déployé à côté de larchiduc.Larmée autrichienne, non contente de perdreun temps précieux à se former sur deux lignes ,savança à pas comptés en bataille contre les po-sitions des Français ; elle commit aussi la fautede refuser sa gauche, ce qui fit rabattre sa droite,commandée par Kray, sur la partie méridionaledu bois de Gramschatz, vers Grumbach; tandisquon eût obtenu la victoire la plus complète, enportant rapidement 10,000 chevauxsur Sulzwiesenet Binsbacli. Par cette manœuvre, la moitié delarmée française eût été obligée de se faire jourpour gagner Arnstein. (Pl. XVI.)

Jourdan ne se dissimulant plus la position criti-que de larmée, ne la laissa pas longtemps der-rière Mulhauscn , et profita du temps que lui donnalincertitude et la lenteur de la marche des Autri-chiens , pour continuer sa retraite par le bois deGramschatz vers Arnstein. Ce mouvement se fitplus heureusement quon ne lespérait; les der-niers bataillons de la droite qui défilaient de Gun-dersleben , essuyèrent seuls quelque perte : elleaurait été sans doute plus grande, si les bois na-vaient favorisé leur mouvement rétrograde, et si lesImpériaux eussent employé à temps leur supério-rité en cavalerie, pour les recevoir au sortir de laforêt.

Telle fut lissue de laffaire de Wurtzbourg quidécida la retraite des armées dAllemagne . On nesaurait blâmer les manœuvres de larchiduc, puis-quil ne sattendait pas à trouver Jourdan danscelte position. On voit, par le récit des événe-ments , que linaction dans laquelle les Autrichiensrestèrent, le 2 septembre, sauva larmée françaiseprévenue sur ses communications par des forcessupérieures et victorieuses. Larchiduc devait pen-ser que Jourdan chercherait à gagner de Sehwein-lurt la route de Wurtzbourg, de Gmunden oude Hamclbourg; or, dans tous les cas, il luiconvenait de passer le Mein près de Fahrt ou deSchwarzarch, pour être en mesure dagir vigou-