LIVRE XI, CIIAJP. LXII.
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ra pide, tombe sur le flanc de l’ennemi, et le ra-ftle ne battant durant quelques minutes.
Cependant la réserve de cavalerie autrichienne,c °mposée des brigades Rosemberg, et Anhalt-Kœ-soutenue par celle de Haddick du corps deft - ra y, s’avança au grand trot, et fondit bientôt sur
escadrons deBonnaud, qui, encore en désordreP ar suite de la première charge, n’étaient pas enMesure de prévenir ce nouveau choc. L’issue d’unen S a gement aussi inégal ne resta pas longtempsdouteuse; et, malgré tous les efforts de son géné-' a ^ la cavalerie française fut culbutée, et forcée^ Se rejeter derrière l’infanterie, dont la bonnec °ntenance favorisa son ralliement. Le mal devait" lrc d’autant plus grand, que l’armée républi-que se trouvait sur une seule ligne, et sans laJoindre réserve. On s’aperçut trop tard que lad‘ v ision Lefebvre eût été plus utile ici qu aScliweinfurt.
Les grenadiers de Werneck, à peine arrivés,Lurent déployés, et dirigés à gauche contre le boisdEstenfeld, qu’il fallait enlever pour joindreStarray ; cette opération éprouva d’autant moinsd obstacles, que la retraite des Français était déjà'esolue. Au même instant, le corps de Starray,s<; condé par ces attaques, reprit son mouvementoffensif en faisant effort par sa droite ; de sorte'lOe le contre des Français, menacé par des forces8tl périeures, repassa avec précipitation le ruisseaude Kornach. Jourdan voulut reformer son arméeSllr la droite de ce ravin, mais Werneck et Star-* a y l’en empêchèrent en passant le défilé sur qua-* r e colonnes, entre Kornach et Lengfeld.
son côté, Kray avançait par Heiligenthal et’PPach contre la division Grenier, laquelle ,r °P faible, disséminée et débordée par son ex-gauche, s’estima heureuse de trouver unofuge dans le bois de Gramschatz, partie vers^Oinbach, partie à Sulzwiesen. Quelques compa-H Q *es d’arrière-garde, atteintes près d Oplerbaum,Lormèrent vainement en carré : elles lurent sa-j r<its °u prises après une résistance qui suspenditOort'usement la marche de l’ennemi,fflors le général Jourdan se porta en toute hâte| Ur ^ es hauteurs en arrière de la route de Sclrwein-’b La division Beruadotte, commandée par le® ü cial Simon, eu allant se former sur le Geisberg,
se vit atteinte par le corps de Ilotze, qui entamason arrière-garde. La gauche s’appuya à un boisprès du village de Mulhausen qu’occupa une bri-gade d’infanterie ; la droite s’étendit dans la direc-tion de Werschbach.
Le corps de Starray avait achevé de déboucherdu ravin, et s’était déployé à côté de l’archiduc.L’armée autrichienne, non contente de perdreun temps précieux à se former sur deux lignes ,s’avança à pas comptés en bataille contre les po-sitions des Français ; elle commit aussi la fautede refuser sa gauche, ce qui fit rabattre sa droite,commandée par Kray, sur la partie méridionaledu bois de Gramschatz, vers Grumbach; tandisqu’on eût obtenu la victoire la plus complète, enportant rapidement 10,000 chevauxsur Sulzwiesenet Binsbacli. Par cette manœuvre, la moitié del’armée française eût été obligée de se faire jourpour gagner Arnstein. (Pl. XVI.)
Jourdan ne se dissimulant plus la position criti-que de l’armée, ne la laissa pas longtemps der-rière Mulhauscn , et profita du temps que lui donnal’incertitude et la lenteur de la marche des Autri-chiens , pour continuer sa retraite par le bois deGramschatz vers Arnstein. Ce mouvement se fitplus heureusement qu’on ne l’espérait; les der-niers bataillons de la droite qui défilaient de Gun-dersleben , essuyèrent seuls quelque perte : elleaurait été sans doute plus grande, si les bois n’a-vaient favorisé leur mouvement rétrograde, et si lesImpériaux eussent employé à temps leur supério-rité en cavalerie, pour les recevoir au sortir de laforêt.
Telle fut l’issue de l’affaire de Wurtzbourg quidécida la retraite des armées d’Allemagne . On nesaurait blâmer les manœuvres de l’archiduc, puis-qu’il ne s’attendait pas à trouver Jourdan danscelte position. On voit, par le récit des événe-ments , que l’inaction dans laquelle les Autrichiensrestèrent, le 2 septembre, sauva l’armée françaiseprévenue sur ses communications par des forcessupérieures et victorieuses. L’archiduc devait pen-ser que Jourdan chercherait à gagner de Sehwein-l’urt la route de Wurtzbourg, de Gmunden oude Hamclbourg; or, dans tous les cas, il luiconvenait de passer le Mein près de Fahrt ou deSchwarzarch, pour être en mesure d’agir vigou-