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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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HISTOIRE DES CiïïERRES DE LA RÉVOLUTION.

plus dangereux depuis les échecs éprouvés par sadroite. Le 6 septembre, le général Mezaros, quiformait lavant-garde, sélait avancé jusqu'à Saint-Olmo au delà de Viccnce, et poussait des postesjusquà Monlebello. Le maréchal était encore àBassano . Son entreprise, convenable en lexécu-tant avec foute larmée, était une faute grave dèsquil ny employait que deux divisions ; car ellecompromettait, sa gauche à Bassano en cas dat-taque; et, dun autre côté, ce détachement de lamoitié de larmée devenait inutile si les républi-cains portaient leurs forces ailleurs. Le seul particonvenable lorsquon apprit leurs manœuvres dansla vallée de lAdige , était de rassembler larméesur-le-champ, soit à Bassano, soit dans le Tyrol ,pour agir ensuite selon les circonstances ; toulèautre mesure était contraire aux principes. Wurm-ser crut, dit-on, se tirer dembarras par un coupdaudace ; mais laudace que naccompagnent pasde bonnes combinaisons, est ordinairement fu-neste ; il en fit dans celte occasion une cruelleexpérience.

Davidowicli nagit pas mieux en exécutant uneretraite excentrique sur Neumarck; il eût sejeter avec 12,000 hommes dans la vallée de laBrenta , pour se rallier au maréchal, laissant à Lau-don, renforcé de 8,000 Tyroliens, le soin de cou-vrir lAdige et la route du Brenner . Sans doute ,ses instructions auraient lui prescrire ce mou-vement, qui eût donné à Wurmser une masse de38,000 combattants à Bassano , contre les seulesdivisions de Masséna etdAugereau, qui nen comp-taient pas 20,000 : car , il ne faut; pas se le dis-simuler , le départ de Davidowich neût pointdispensé le général français de laisser Yauboisvers Trente , pour mettre Vérone et la granderoute de Mantoue à labri des tentatives deLaudon.

Quoi qu il en soit, Bonapflrle ayant adressé desproclamations menaçantes aux Tyroliens, en vuede les intimider, et assigné à la division Vauboisune position dobservation sur le Lavis , pour con-tenir les débris de laile droite autrichienne, se ra-battit par les gorges de la Brenta sur Bassano . Ladivision Augereau sétait dirigée, le 6 septembre,deLevico sur Borgo di Val Sugana et Ospetaletto;la division Masscna avait pris la môme direction

depuis Trente : toutes deux continuèrent leur m arche le lendemain, au point du jour.

Un parti de trois bataillons de Croates, aux ° r 'dres du colonel Cavasini, qui couvrait la vallée d cla Brenta au pas de Primolano, et entretenait 1 1communication entre les deux ailes, ne s'attendu 1 *guère à être assailli aussi brusquement. Le 7 sep'tembre, a u mat i n, la vaut -garde dA ugercau rencoH'Ira ce détachement dans le village de Primolao 0la gauche appuyée à la Brenta , et la droite à dc smontagnes à pic. Le général français fait sur-l®'champ ses dispositions; la 8 e légère lattaquetirailleurs , la -4 e de bataille marche droit à lui c»colonne serrée. Le village est emporté, mais I® sCroates se rallient dans le fortin de Covolo, q u 'barre le chemin sur lequel il faut passer : la S' 5 eporte sur la gauche du fort, et engage une vi'®fusillade dans le temps que 2 ou 300 hommes d®la 4 e passent la Brenta et gagnent les hauteurs d®droite sur les derrières des Croates. Après une'sistance assez vive, ils évacuèrent ce poste et cher'chaient à effectuer leur retraite, lorsque le 8 e d®dragons et un détachement de chasseurs leur cou'pèrent la retraite et les forcèrent à mettre bas lesarmes. Les Français prirent, dans cette occasion)12 à 1,800 hommes et 8 pièces de canon. La chut®du jour et la fatigue des troupes décidèrent Bona'parle à bivouaquer à Cismone. Il se proposait d®franchir, le lendemain matin, le reste des gorg® sde la Brenta .

Cettlc marche rapide et inattendue de 20 lieue*en deux jours, exécutée dans des défilés pénible 5 )hérissés de postes retranchés, déconcerta les Autri'chiens. Us avaient sans doute présumé que Bona'parte marcherait sur Inspruck ; dans cette hyp 0 'these meme, il est dilïieile de concevoir pourqn®*Wurmser resta à Bassano , et ne lila pas sur-le-chainpvers Mantoue , comme il en avait eu le projet au'para vaut. Le maréchal, au contraire, fit prendr®position aux divisions Quasdouawich et Sebottc»'dorf, sur un rideau en avant de Bassano, à 2,000pas de la Brenta , et parallèlement à cette rivière ile quartier général était en ville, lartillerie et l® 5pontons sur la route de Citadelle; trois bataill° 1,sfui ent poussés en avant-garde sur la rive droite d®la Brenta à Campo-Lungo , et un corps de nrèm®force ocrnpa SoIagna.Ces dispositions, qui anno' r