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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
compromis devant Kehl . D’autres avis, peut-êtremieux fondés, penchaient à tenter un coup de vi-gueur pour enlever Kehl d’assaut avant que lesouvrages fussent entièrement termines et armés.
Depuis la fin de septembre, il n y eut qu’uncorps d’observation autrichien devant ce fort : cene fut qu’à la fin du mois d’octobre, que la majeurepartie de l’armée de l’archiduc s’y trouva rassem-blée sous les ordres de Latour. On destina à fairele siège, dabord 43 bataillons et 46 escadrons;mais on y ajouta, bientôt, après, 12 autres batail-lons. Le reste de l’armée impériale cantonnait dansla vallée du Rhin ou observait la tète de pont. Lequartier général s’établit àKorck. Le parc de siègefut placé à Rappenhof: le grand parc, à Eckerts-weyer.
Les assiégeants employèrent presque tout lemois de novembre à élever des lignes de contreval-lation : elles consistaient en quinze grosses redou-tes, liées par des espèces de courtines. Le campfrançais se trouva ainsi entouré de retranchements,presqu’aussi forts que ceux dont on voulait fairele siège : les villages de Sundheim , Neumuhl,Auenheim et Bottersweyer, furent fortifiés et com-pris dans cette ligne.
Ces longs travaux et la lenteur de la formationde l’équipage de siège, laissèrent le temps à l’in-fatigable Desaix d’achever les ouvrages, qui n’é-taientpour ainsi dire qu’ébauchés à la fin d’octobre,et dont l’enlèvement de vive force n’eût pas coûtéautant de monde à cette époque, que le siège ré-gulier en coûta depuis. Le camp retranché, adosséau Rhin , n’avait pas de communication directeavec Kehl : il fallait rentrer par l’extrême gauchedans le fort ; ou en longer le glacis, pour aller auxdeux grands ponts. Les ouvrages de ce camp n’é-tant pas plus forts que les lignes de Turin enle-vées par le prince Eugène en 1707, ni ejue cellesde Mayence escaladées tout récemment par Clair-fayt, il paraît qu’une attaque de vive force auraitréussi : en effet, les trois bataillons employés à lagarde journalière du camp n’auraient pas été sou-tenus à temps pour le sauver ; et des troupes ainsiadossées au fleuve eussent été fort compromises.
Les Français , de leur côté, échappèrent l’occa-sion d’empêcher le siège, en se laissant environnerde retranchements, sans faire la moindre tentative
pour les détruire. Ce n’est que lorsqu’ils l* 11
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achevés et armés, qu’ils songèrent à les attaf
II est de fait que, laissant moins de troupe 3cordon sur le haut du Rhin , et jetant un po n ^plus vis-à-vis d’Erlenrhin pour faciliter ses (léD 00chés, Moreau aurait attaqué avec toutes chancessuccès le camp des Autrichiens, avant que la l’3 6de contrevallation fût terminée. Si, de son cèl e '
l’armée de Samhre-et-Meuse avait attaqué
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neck sur le Mcin pour forcer l’arcliiduC a
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grands détachements, il est plus que probable <\ üaurait retardé longtemps le siège de Kehl , p eü 'être même l’eût-on tout à fait empêché. Mais Ré", rnonville, au lieu d’agir avec énergie, passasemaines, ainsi qu’on l’a déjà dit, à prouver q une pouvait rien entreprendre.
Enfin, la tranchée fut ouverte dans la nuit
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21 novembre, et l’on poussa les travaux avec aS sde vivacité pour creuser 2,60Otoises de tranchéDans le même instant, Moreau combinait à Str a *bourg, dans le plus profond secret, une sortie $nérale pour détruire les travaux des assiégeants-Le 22, au point du jour plusieurs colonnes, ^mant ensemble 16,000hommesd’infanterie et 3)'
chevaux, débouchèrent de l’ile d’Erlenrhin et
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la gauche du camp, et dirigèrent leurs plus gra” 1efforts contre la gauche des lignes de contreva^lion, entre la Kintzig et le Rhin . Une des colof 11 ^força les deux premières redoutes qui appuya’ 611 ,les lignes au bras du Rhin . Une autre pénétra ^le centre, et s’empara de Sundheim et des deu* r
doutes contiguës à ce village; mais les Autrich' 611 |s’étant maintenus dans trois redoutes entre c
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deux trouées, et les troupes destinées à sout c ^
bandonner les lignes de l’assiégeant.
Cette sortie causa les plus vives alarme 5
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ves. Les Français , maîtres de Sundheim, n jplus qu'un pas à faire pour tomber sur le 8^ jparc d’artillerie à Rappenhof, et détruire d’uO®coup toutes les ressources réunies pour le S ‘ L " ; , 1Si Moreau n’obtint pas ce brillant résultat» c ^que probablement il ne calcula pas avec asse * ( j 1 '
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