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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

compromis devant Kehl . Dautres avis, peut-êtremieux fondés, penchaient à tenter un coup de vi-gueur pour enlever Kehl dassaut avant que lesouvrages fussent entièrement termines et armés.

Depuis la fin de septembre, il n y eut quuncorps dobservation autrichien devant ce fort : cene fut quà la fin du mois doctobre, que la majeurepartie de larmée de larchiduc sy trouva rassem-blée sous les ordres de Latour. On destina à fairele siège, dabord 43 bataillons et 46 escadrons;mais on y ajouta, bientôt, après, 12 autres batail-lons. Le reste de larmée impériale cantonnait dansla vallée du Rhin ou observait la tète de pont. Lequartier général sétablit àKorck. Le parc de siègefut placé à Rappenhof: le grand parc, à Eckerts-weyer.

Les assiégeants employèrent presque tout lemois de novembre à élever des lignes de contreval-lation : elles consistaient en quinze grosses redou-tes, liées par des espèces de courtines. Le campfrançais se trouva ainsi entouré de retranchements,presquaussi forts que ceux dont on voulait fairele siège : les villages de Sundheim , Neumuhl,Auenheim et Bottersweyer, furent fortifiés et com-pris dans cette ligne.

Ces longs travaux et la lenteur de la formationde léquipage de siège, laissèrent le temps à lin-fatigable Desaix dachever les ouvrages, qui né-taientpour ainsi dire québauchés à la fin doctobre,et dont lenlèvement de vive force neût pas coûtéautant de monde à cette époque, que le siège ré-gulier en coûta depuis. Le camp retranché, adosséau Rhin , navait pas de communication directeavec Kehl : il fallait rentrer par lextrême gauchedans le fort ; ou en longer le glacis, pour aller auxdeux grands ponts. Les ouvrages de ce camp né-tant pas plus forts que les lignes de Turin enle-vées par le prince Eugène en 1707, ni ejue cellesde Mayence escaladées tout récemment par Clair-fayt, il paraît quune attaque de vive force auraitréussi : en effet, les trois bataillons employés à lagarde journalière du camp nauraient pas été sou-tenus à temps pour le sauver ; et des troupes ainsiadossées au fleuve eussent été fort compromises.

Les Français , de leur côté, échappèrent locca-sion dempêcher le siège, en se laissant environnerde retranchements, sans faire la moindre tentative

pour les détruire. Ce nest que lorsquils l* 11

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achevés et armés, quils songèrent à les attaf

II est de fait que, laissant moins de troupe 3cordon sur le haut du Rhin , et jetant un po n ^plus vis-à-vis dErlenrhin pour faciliter ses (léD 00chés, Moreau aurait attaqué avec toutes chancessuccès le camp des Autrichiens, avant que la l3 6de contrevallation fût terminée. Si, de son cèl e '

larmée de Samhre-et-Meuse avait attaqué

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neck sur le Mcin pour forcer larcliiduC a

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grands détachements, il est plus que probable <\ üaurait retardé longtemps le siège de Kehl , p 'être même leût-on tout à fait empêché. Mais", rnonville, au lieu dagir avec énergie, passasemaines, ainsi quon la déjà dit, à prouver q une pouvait rien entreprendre.

Enfin, la tranchée fut ouverte dans la nuit

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21 novembre, et lon poussa les travaux avec aS sde vivacité pour creuser 2,60Otoises de tranchéDans le même instant, Moreau combinait à Str a *bourg, dans le plus profond secret, une sortie $nérale pour détruire les travaux des assiégeants-Le 22, au point du jour plusieurs colonnes, ^mant ensemble 16,000hommesdinfanterie et 3)'

chevaux, débouchèrent de lile dErlenrhin et

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la gauche du camp, et dirigèrent leurs plus gra 1efforts contre la gauche des lignes de contreva^lion, entre la Kintzig et le Rhin . Une des colof 11 ^força les deux premières redoutes qui appuya 611 ,les lignes au bras du Rhin . Une autre pénétra ^le centre, et sempara de Sundheim et des deu* r

doutes contiguës à ce village; mais les Autrich' 611 |sétant maintenus dans trois redoutes entre c

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deux trouées, et les troupes destinées à sout c ^

bandonner les lignes de lassiégeant.

Cette sortie causa les plus vives alarme 5

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ves. Les Français , maîtres de Sundheim, n jplus qu'un pas à faire pour tomber sur le 8^ jparc dartillerie à Rappenhof, et détruire duO®coup toutes les ressources réunies pour le S L " ; , 1Si Moreau nobtint pas ce brillant résultat» c ^que probablement il ne calcula pas avec asse * ( j 1 '

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