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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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LIVRE XI, CHAP. LXVI1.

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e Ht surveillées ou bloquées par autant desca-i tandis que dautres portaient la terreur du

^Qdiaire de Toulon , Sidney Smith venait dètre

^ Prisonnier, en reconnaissant sur une chaloupe

,j, Moyens de détruire le Havre. Les rades de

0lJ ion, Rochefort, Brest , Cherbourg et le Texel,e kii

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P 113 britannique depuis le détroit du Sund jusquaun< i du golfe de Naples.

b® Directoire, au milieu des fautes qu'on lui re-f ° c b® en politique et en finances, ne se montra pas" Ss étranger à la direction de la marine quonlr *'ait le supposer. Guidé, dès les premiers joursSon installation, parle ministre Truguet, il avait! t'usé au corps législatif un système propre à( j Situer plus dunité et de force aux administra-j, 1)8 des ports, en réunissant dans une seule main

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j, Urité militaire qui sétend sur le personnel de^ée navale, et la direction du matériel, dest P r ovi s i omieinen t s des constructions et des-

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« Létat déplorable dans lequel se trouveMarine, disait-il, est connu de nos ennemis quiBs bravent jusque sur nos côtes.... Nos flottes, ^^tliées, battues, bloquées dans nos ports, Poées de ressources en vivres et en matières^ ^Aales, déchirées par linsubordination, aviliesn lignorance, ruinées par les désertions : tel 8t I état dans lequel les hommes à qui vous avez, ° Q l e gouvernement, ont trouvé la marine

Saise.

, tâche qui leur est imposée, ne les effraye8 - Déjà des ordres sont donnés pour réunir,

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nos ports, tous les éléments dune puissante

r, ne ; pour rattacher au travail des individusnne longue licence avait rendus sourds à ladu devoir; pour purger la marine des roya-^ s > des ignorants et des lâches qui la désho-

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re nt. Le Directoire na pas borné ses efforts à®niples mesures de gouvernement ; il a cher-

tia.

nouvelles ressources dans lorganisation. décrétée récemment par la convention

» Cett ° na ^ e > mais il a reconnu avec regret que» ^ 6 0r S a nisation, louvrage de ses derniers mo-* "otn S ' au mi D eu es orages, des évé-

®nts et des travaux de tous genres qui lont

au terme de sa session, ne présentait au® ^'ornement que des entraves, et 1 enchaînait115 tous ses moyens d'exécution..

» Les législateurs se convaincront sans doute,» que le principe dunité doit être conservé dans» lautorité des ports : quen conséquence, un or-» donnateur général peut être choisi dans tous les» grades administratifs ou militaires, mais doit» essentiellement avoir de longues années de na-» vigation, dont dix au moins sur les vaisseaux de» lÉtat.

» Cet ordonnateur correspondrait avec le mi-» nistre de la marine , et il aurait lautorité sur» tous les fonctionnaires. Le service serait simple,» actif, uniforme; et cet ordonnateur nétant point» étranger au métier de la mer, présenterait surb ladministration des ports , léquipement des» vaisseaux et les travaux immenses qui en dépeu-b dent, une responsabilité qui ne serait pointb illusoire.

» Pour éviter la confusion des pouvoirs et lais-» ser à chacun le détail qui lui est propre, il fau-b drait diviser ensuite ladministration soumise à» lordonnateur général, en deux grandes direc-b tions : lune sous un directeur militaire, et lau-b tre sous un directeur civil.

» La direction militaire comprendrait les ofli-b ciers, les troupes, la police et la garde du port,b la construction, lentretien et le radoub des vais-b seaux, leur armement et leur équipement, lab fabrication des câbles, manœuvres et autres ou-b vrages, et généralement tous les mouvementsb du port. Lartillerie et tout ce qui en dépendb lui seraient également soumis.

b La direction civile comprendrait les approvi-b sionnements, la comptabilité de larsenal eub journées et matières, le bureau des armementsb et répartition des prises, les revues des employésb civils et militaires, ladministration et la policeb des bagnes et hôpitaux, la comptabilité, le conb trôle des fonds et linspection des vivres.

b En vous adressant, dès le principe de ses tra-» vaux, des observations sur létat de la marine,b et sur les moyens de rectifier ce qui lui paraît-» fectueux dans son organisation, le Directoireb exécutif a cru toucher au point capital, dont dé-fi pendent le bonheur et la gloire de la France ... »Malgré les puissants motifs dont le gouverne-ment étaya ce message, le rapport du comité dela marine ne lui fut point favorable : on lui op-