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HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
posa l’exemple de l’Angleterre, où, de temps im-mémorial, les deux brandies avaient été séparées.Bergevin, passant en revue les différents systèmessuivis depuis Colbert , et forcé d’avouer que l’uniIéd’administration avait créé, pour ainsi dire, lesbelles escadres sorties des ports français dans laguerre d'Amérique , ne réussit pas moins à faireprononcer le rejet de la proposition, sous prétexteque le mode d administration proposé avait pro-duit la pénurie et le désordre dont on s’était plaintà la suite de ces glorieuses campagnes. Au conseildes Anciens, on alla plus loin. Des orateurs pré-sentèrent le projet du Directoire comme une preuvede sa soif de pouvoir; ils affectèrent de n’y voirque l’occasion de créer de nouveaux emplois poury placer ses créatures; raisonnement assez malfondé, puisque les différentes branches de ce ser-vice, réunies ou séparées, n’en restaient pas moinssubordonnées au pouvoir exécutif. Ces faibles ar-guments , indices de l’inquiétude et de l’ombragedes conseils, lurent puissamment secondés par lesmotifs spécieux déduits par Barbé-Marbois . Cetancien administrateur de Saint-Domingue , cital’opinion môme du comte d’Estaing , qui, investid’une dictature absolue durant la guerre d’Améri que , blâmait la concentration de tant d’autoritédans une seule main, comme source de mille abusaussi contraires au bien du service sous le rapportde l’économie, que de la direction des opérationsmaritimes. Privé à cette époque de commissairespour défendre ses projets à la tribune, le gouver-nement eut la douleur de voir celui-ci rejeté, bienqu’il eût été facile de détruire les objections de sesadversaires. II ne s’agissait point, en effet, de con-férer à un môme amiral le commandement desflottes et celui des ports. L’administration propo-sée différait peu des préfectures maritimes, donton reconnut l’efficacité quelques aunées après, etl’on peut dire qu'en y ajoutant un conseil d’ami-rauté sous la présidence du ministre et s’attachantà faire de bons choix , le Directoire , eût fait toutce qui dépendait de lui pour améliorer les institu-tions de ce département.
Quoique contrarié du rejet de son système ad-ministratif, Truguet ne désespéra pas de releverla marine française de son état de nullité. Les nou-velles relations de la république avec la Hollande.
| celles que le Directoire venait de renouer 3l’Espagne , lui laissaient entrevoir un meilleur a ' e
nir. A la vérité , l’ouverture du port d’An veP
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formellement reconnu praticable dès le mois 0
vril, par l’entrée d’un brick et de deux bâtiiu el
d’un fort tonnage, avait mécontenté le comin ert
d’Amsterdam : cependant, le gouvernement bat 3 '
n’en marchait pas moins d’un pas assez ferme d 3 "
la route qu’il s’était tracée. En attendant les sf1 ti
cours qu’il promettait, on imprima aux armem cl1
toute l’activité que l’extrême pénurie du trés° f
permettait d’v apporter. Richery reçut l’ordre ^
sortir enfin de l’engourdissement où il demcu f11
plongé à Cadix , et de porter l’épouvante dans ^
parages de Terre-Neuve. Il y détruisit les pê^ 6
ries, fit d’excellentes captures, et sema l’aIa rlJl
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jusqu’aux bouches du fleuve Saint-Laurent , ouFrançais conservaient encore certain nombrepartisans.
Une escadre légère , sous les ordres de SerC c f’
fut envoyée à l’ile de France avec les agents ^
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niée que les agents du gouvernement professles maximes de Sanlhouax, et songeaient à l’én 1.
Directoire. Ce contre-amiral y soutint avec a vtage un combat, dont on lui reprocha ensuiten’avoir pas mieux profité. Mais la colonie , inf° r
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cipation des noirs, les fit rembarquer pou''France , tout en donnant, d’ailleurs, les maiff' 1 *les moins équivoques de son dévouement à la ^tropole.
Les Antilles ne furent pas si heureuses. Les f'
sures proposées par le ministère pour les r^'
quoique motivées sur la nécessité de concilie!' 10 ,
les intérêts, ne répondaient point à l’attente
raie. L’urgence de secourir Saint-Domingue
manifeste ; mais comment y parvenir sans i' 3 ” 1
ner l’ordre, et quelle réunion de talents, de ^
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meté et de sagesse n’aurait-il pas fallu danschefs, pour atteindre ce but? Le ministre, envoyant Santhonax, crut s’attacher les noi
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adjoignit Raymond, pour satisfaire les ni ul ‘‘1res; et en prenant dans les différents partis
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gina avoir rempli toutes les conditions r c( l a ,par la prudence. Soins superflus, et dont 1 e I^de succès atteste à la fois combien les p aSîl