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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

posa lexemple de lAngleterre,, de temps im-mémorial, les deux brandies avaient été séparées.Bergevin, passant en revue les différents systèmessuivis depuis Colbert , et forcé davouer que luniIédadministration avait créé, pour ainsi dire, lesbelles escadres sorties des ports français dans laguerre d'Amérique , ne réussit pas moins à faireprononcer le rejet de la proposition, sous prétexteque le mode d administration proposé avait pro-duit la pénurie et le désordre dont on sétait plaintà la suite de ces glorieuses campagnes. Au conseildes Anciens, on alla plus loin. Des orateurs pré-sentèrent le projet du Directoire comme une preuvede sa soif de pouvoir; ils affectèrent de ny voirque loccasion de créer de nouveaux emplois poury placer ses créatures; raisonnement assez malfondé, puisque les différentes branches de ce ser-vice, réunies ou séparées, nen restaient pas moinssubordonnées au pouvoir exécutif. Ces faibles ar-guments , indices de linquiétude et de lombragedes conseils, lurent puissamment secondés par lesmotifs spécieux déduits par Barbé-Marbois . Cetancien administrateur de Saint-Domingue , citalopinion môme du comte dEstaing , qui, investidune dictature absolue durant la guerre dAméri­ que , blâmait la concentration de tant dautoritédans une seule main, comme source de mille abusaussi contraires au bien du service sous le rapportde léconomie, que de la direction des opérationsmaritimes. Privé à cette époque de commissairespour défendre ses projets à la tribune, le gouver-nement eut la douleur de voir celui-ci rejeté, bienquil eût été facile de détruire les objections de sesadversaires. II ne sagissait point, en effet, de con-férer à un môme amiral le commandement desflottes et celui des ports. Ladministration propo-sée différait peu des préfectures maritimes, donton reconnut lefficacité quelques aunées après, etlon peut dire qu'en y ajoutant un conseil dami-rauté sous la présidence du ministre et sattachantà faire de bons choix , le Directoire , eût fait toutce qui dépendait de lui pour améliorer les institu-tions de ce département.

Quoique contrarié du rejet de son système ad-ministratif, Truguet ne désespéra pas de releverla marine française de son état de nullité. Les nou-velles relations de la république avec la Hollande.

| celles que le Directoire venait de renouer 3lEspagne , lui laissaient entrevoir un meilleur a ' e

nir. A la vérité , louverture du port dAn veP

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formellement reconnu praticable dès le mois 0

vril, par lentrée dun brick et de deux bâtiiu el

dun fort tonnage, avait mécontenté le comin ert

dAmsterdam : cependant, le gouvernement bat 3 '

nen marchait pas moins dun pas assez ferme d 3 "

la route quil sétait tracée. En attendant les sf1 ti

cours quil promettait, on imprima aux armem cl1

toute lactivité que lextrême pénurie du trés° f

permettait dv apporter. Richery reçut lordre ^

sortir enfin de lengourdissement il demcu f11

plongé à Cadix , et de porter lépouvante dans ^

parages de Terre-Neuve. Il y détruisit les^ 6

ries, fit dexcellentes captures, et sema laIa rlJl

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jusquaux bouches du fleuve Saint-Laurent , ouFrançais conservaient encore certain nombrepartisans.

Une escadre légère , sous les ordres de SerC c f

fut envoyée à lile de France avec les agents ^

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niée que les agents du gouvernement professles maximes de Sanlhouax, et songeaient à lén 1.

Directoire. Ce contre-amiral y soutint avec a vtage un combat, dont on lui reprocha ensuitenavoir pas mieux profité. Mais la colonie , inf° r

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cipation des noirs, les fit rembarquer pou''France , tout en donnant, dailleurs, les maiff' 1 *les moins équivoques de son dévouement à la ^tropole.

Les Antilles ne furent pas si heureuses. Les f'

sures proposées par le ministère pour les r^'

quoique motivées sur la nécessité de concilie!' 10 ,

les intérêts, ne répondaient point à lattente

raie. Lurgence de secourir Saint-Domingue

manifeste ; mais comment y parvenir sans i' 3 1

ner lordre, et quelle réunion de talents, de ^

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meté et de sagesse naurait-il pas fallu danschefs, pour atteindre ce but? Le ministre, envoyant Santhonax, crut sattacher les noi

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adjoignit Raymond, pour satisfaire les ni ul1res; et en prenant dans les différents partis

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blancs, trois hommes assez sages pour inspnconfiance au commerce français et neutre,

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gina avoir rempli toutes les conditions r c( l a ,par la prudence. Soins superflus, et dont 1 e I^de succès atteste à la fois combien les p aSîl