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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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LIVRE XI, CIIÀP. LXVII.

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l)j ç ^ 0r * en ^ sur lamour du bien public, et com-(pj, P eu ^ es partis tiennent compte des effortsj 0 * 1 pour les concilier !

opinions sont tellement partagées sur lad-J ra, ion de Santbonax, quil serait peut-être^ 1 l )^onon^ C1 Fl® 11 * par les uns, du sur-

fiit °^' eux rie Robespierre des Antilles , on lui^ Redevable, selon dautres, de lexpulsion des

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ïlais. On ne saurait nier que la liberté des^ tle fournit à la métropole un moyen de re-formidable ; mais en ébranlant tout leI e,l, e colonial et en créant au centre des Antil-

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ans 1 |j 't-elle pas plus de mal que de bien? La solu-

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puissance nuisible même à la France , ne

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malive de cette question, fondée sur lex-

l f# . Qc e, et les bons résultats de la conduite con-e tenue à lile de France , semblent réfuterr * e üsement le régime de Santbonax. En ad-Ip 9llt même que le Directoire nentrevit dautreg|J e(l ^'fendre Saint-Domingue contre les An-djj ^ les colons émigrés, quen émancipant lesIL 0n ne saurait nier quil commit une grande

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U * e confier cette mission délicate à un répu-b's ** exa fté, que tant de malheureux propriétai-e 5 ar daient coinme lauteur de leur ruine. Ac 0 ^ l^üte, on ajouta celle de faire précéder ce(l e ^'^sire par dodieux décrets de proscription,L Oll ll s cation et de mort. Assimiler tous les co-

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ta), tu 8 IUS aux émigrés de Coblentz ; confisquermilliards de terres, dans le fol espoir de les0 er p e > ®lait en effet un étrange moyen de rame-p|^ ° r ^ re e tla tranquillité dans ces contrées.,v a| ç ( ^ le partout ailleurs, lunion et l'oubli de-être les bases du système réparateur,itii^^dant, par un bonheur inespéré, Saint-Do-lij e(i 6 c Ommençait à sortir un peu de ses ruines,1® S mêmes éléments de discorde subsistas-

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'Jours. Les colons de toutes les classes , ou

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^ch ts P'éposés à la régie de leurs plantations

hio v a,ent au milieu des décombres , quelques s ^

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s e relever : cet éclair passager ne futonipeur, pour la métropole comme

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Ji J anc >eus colons.

^erq es 5' andes révolutions les individus se suc-'éièjj ^ disparaissent comme (les ombres : les in-l'éu et) p U ^ S rcs *- enl aux prises, jusquà ce que, sa-Pai 1 inexorable main du temps , ils

périssent ou se fondent peu à peu dans les intérêtsopposés. Ce nétait pas sous le ciel brûlant deSaint-Domingue que les passions devaient prendreune marche différente ; et les quatre factionsqui sy étaient formées, restaient en présence. Leshommes de couleur , toujours en proie à lainbi-tion et à une inquiète jalousie, se défiaient du gé-néral Lavaux et des blancs de toute condition. Cesdémocrates dune espèce toute particulière na-vaient embrassé la révolution avec tant dardeur ,que pour se placer de niveau avec les grandsblancs; dès que la république menaça de les ruineren émanicipant leur nègres, ou de les humilier enproclamant légalité de ceux-ci , ils devinrent sesplus dangereux ennemis, et frémirent de lascen-dant quon laissait prendre aux bandes de Toussaint.Vilatte, un des plus braves mulâtres, excité par sonparti, crut saisir lautorité suprême, en faisant ar-rêter au Cap le général Lavaux et lordonnateur dela colonie: tentative fatale, qui fournit de nouveauxaliments à lanarchie, et dont une insurrection pré-parée en silence assura le succès momentané.

Le gouverneur ne tarda pas à être vengé. Tous-saint, aussi habile que prompt à épouser les intérêts,des blancs et ceux delà métropole, quand il jugeaitpouvoir les faire tourner à son profit, ayant assem-blé. avec la rapidité de léclair, 10,000 noirs surles hauteurs du Cap, força Vilatte à se réfugier dansles Mornes. Lavaux, dans les transports de sa re-connaissance, neut rien de plus pressé que de pro-clamer Toussaint son libérateur, et de partagerlautorité avec lui. Linfluence du général noir semanifesta dabord sous les plus heureux présages.Bien quil sacrifiât tout à lambition , il aspiraitnéanmoins à une puissance solide : avide de pou-voir pour lui, et de droits pour sa caste, mais con-vaincu que la foule devait rester attachée aux tra-vaux de lagriculture, il encourageait le retour desnoirs à la discipline et au travail. Rigaudsuivant lemême système dans le Sud, en peu de temps leshabitations se relevèrent; cl Saint-Domingue , éton-née, se trouvait redevable à un mulâtre et à unvieil esclave, dune administration qui contrastaitavec les folies de ses anciens maîtres.

Dans ces entrefaites, arriva lexpédition qui por-tait les commissaires, et quon avait prudemmentdivisée en deux convois, dont lun mit à la voile