LIVRE XI, CIIÀP. LXVII.
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opinions sont tellement partagées sur l’ad-J ra, ion de Santbonax, qu’il serait peut-être^ 1 l )^onon^ ’ C1 ’• Fl® 11 * par les uns, du sur-
fiit °^' eux rie Robespierre des Antilles , on lui^ Redevable, selon d’autres, de l’expulsion des
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ïlais. On ne saurait nier que la liberté des^ tle fournit à la métropole un moyen de re-formidable ; mais en ébranlant tout leI e,l, e colonial et en créant au centre des Antil-
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ans 1 |j 't-elle pas plus de mal que de bien? La solu-
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malive de cette question, fondée sur l’ex-
l f# . Qc e, et les bons résultats de la conduite con-e tenue à l’ile de France , semblent réfuterr * e üsement le régime de Santbonax. En ad-Ip 9llt même que le Directoire n’entrevit d’autreg|J e(l ^'fendre Saint-Domingue contre les An-djj ^ les colons émigrés, qu’en émancipant lesIL ’ 0n ne saurait nier qu’il commit une grande
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U * e confier cette mission délicate à un répu-b's ** exa fté, que tant de malheureux propriétai-e 5 ar daient coinme l’auteur de leur ruine. Ac 0 ^ l^üte, on ajouta celle de faire précéder ce(l e ^'^sire par d’odieux décrets de proscription,L Oll ll s cation et de mort. Assimiler tous les co-
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ta), tu 8 IUS aux émigrés de Coblentz ; confisquermilliards de terres, dans le fol espoir de les0 er p e > ®lait en effet un étrange moyen de rame-p|^ ° r ^ re e tla tranquillité dans ces contrées. Là,v a| ç ( ^ le partout ailleurs, l’union et l'oubli de-être les bases du système réparateur,itii^^dant, par un bonheur inespéré, Saint-Do-lij e(i 6 c Ommençait à sortir un peu de ses ruines,1® S mêmes éléments de discorde subsistas-
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'Jours. Les colons de toutes les classes , ou
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^ch ts P'éposés à la régie de leurs plantations
hio v a,ent au milieu des décombres , quelques“ s ^
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s e relever : cet éclair passager ne futonipeur, pour la métropole comme
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Ji J anc >eus colons.
^erq es 5' andes révolutions les individus se suc-'éièjj ^ disparaissent comme (les ombres : les in-l'éu et) p U ^ S rcs *- enl aux prises, jusqu’à ce que, sa-Pai 1 inexorable main du temps , ils
périssent ou se fondent peu à peu dans les intérêtsopposés. Ce n’était pas sous le ciel brûlant deSaint-Domingue que les passions devaient prendreune marche différente ; et les quatre factionsqui s’y étaient formées, restaient en présence. Leshommes de couleur , toujours en proie à l’ainbi-tion et à une inquiète jalousie, se défiaient du gé-néral Lavaux et des blancs de toute condition. Cesdémocrates d’une espèce toute particulière n’a-vaient embrassé la révolution avec tant d’ardeur ,que pour se placer de niveau avec les grandsblancs; dès que la république menaça de les ruineren émanicipant leur nègres, ou de les humilier enproclamant l’égalité de ceux-ci , ils devinrent sesplus dangereux ennemis, et frémirent de l’ascen-dant qu’on laissait prendre aux bandes de Toussaint.Vilatte, un des plus braves mulâtres, excité par sonparti, crut saisir l’autorité suprême, en faisant ar-rêter au Cap le général Lavaux et l’ordonnateur dela colonie: tentative fatale, qui fournit de nouveauxaliments à l’anarchie, et dont une insurrection pré-parée en silence assura le succès momentané.
Le gouverneur ne tarda pas à être vengé. Tous-saint, aussi habile que prompt à épouser les intérêts,des blancs et ceux delà métropole, quand il jugeaitpouvoir les faire tourner à son profit, ayant assem-blé. avec la rapidité de l’éclair, 10,000 noirs surles hauteurs du Cap, força Vilatte à se réfugier dansles Mornes. Lavaux, dans les transports de sa re-connaissance, n’eut rien de plus pressé que de pro-clamer Toussaint son libérateur, et de partagerl’autorité avec lui. L’influence du général noir semanifesta d’abord sous les plus heureux présages.Bien qu’il sacrifiât tout à l’ambition , il aspiraitnéanmoins à une puissance solide : avide de pou-voir pour lui, et de droits pour sa caste, mais con-vaincu que la foule devait rester attachée aux tra-vaux de l’agriculture, il encourageait le retour desnoirs à la discipline et au travail. Rigaudsuivant lemême système dans le Sud, en peu de temps leshabitations se relevèrent; cl Saint-Domingue , éton-née, se trouvait redevable à un mulâtre et à unvieil esclave, d’une administration qui contrastaitavec les folies de ses anciens maîtres.
Dans ces entrefaites, arriva l’expédition qui por-tait les commissaires, et qu’on avait prudemmentdivisée en deux convois, dont l’un mit à la voile