74
HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
de Brest , et l’autre de Rochcfort. Ces petites esca-dres échappèrent aux croisières établies par l’ami-ralParler devantle Cap, et y débarquèrent, commepar miracle, en même temps. Outre les agents duDirectoire , elles avaient à bord 2S,000 fusils pour
compléter l’armement des noirs, 2,000 hommes detroupes européennes, et lesgénérauxDesfourneauxet Rochambeau. Le dernier avait la mission spé-ciale de prendre possession de la partie espagnole.
Le projet du ministre était d’augmenter lesforces de la république, en remplissant de nègresles cadres de 12 régiments : puissance formidable,au moyen de laquelle on eût pu jeter l’épouvanteau sein des colonies de l’Angleterre, tout en se dé-barrassant de cette troupe mutine et dangereuse.Mais pour une telle entreprise, il fallait une escadre,et celle de Richery, destinée d’abord à cette opéra-tion, retenue maintenant à Cadix pour y vendrescs prises, laissa échapper l’occasion favorable (1).
Ce contre-temps fut d’autant plus à regretter,que les Anglais , en proie au môle Saint-Nicolas àune épidémie horrible, n’auraient pu opposer àtant de moyens réunis que des débris de régiments.Tout portait donc à penser qu après les avoir ex-pulsés de cette place importante, il ne serait pasimpossible de ruiner leurs propres colonies et deleur enlever môme la Jamaïque . A la vérité, le rôleque Toussaint joua depuis, a fait conjecturer,qu’il n’eût pas été aussi facile d’embarquer l’arméenoire, qu’on le supposait : cependant, commel’expédition eût offert un appât à l’ambition de seschefs, il n’était pas hors de toute probabilité qu’onréussît à les y déterminer.
D’ailleurs, la mission de Santlionax fut loin deramener le calme dans la colonie. S’il fut reçu auCap avec acclamation par les partisans de l’éman-cipation , les autres colons n’apprirent son retourqu’avec effroi. S’il faut en croire des écrivainssages et modérés, il n’eut pas assez d’empire surlui , pour oublier l’affront que les mulâtres luiavaient fait essuyer au Port-au-Prince., en le for-çant à se rembarquer ; ceux-ci, de leur côtéredoutant sa vengeance, se mirent en garde contre
(O On a imprimé par erreur , au chapitre LIV, quel’escadre était destinée pour le cap de Bonne-Espérance ;c'était pour le cap Français .
irit
lui ; aussi la lutte ne tarda pas à s’eug 3 »
uteot^
La seule garantie qu’on eût des bonnes inh
Sains
’^olte.
$
de ses collègues ; mais lloume fut délégué
é da» 81
"ici;
et.
partie espagnole; Giraud n’accepta pas une
i® sl
si* 1
qu’il estimait au-dessus de ses forces ; et
in d’e
> ies i
d élé,
"gués.
mourut, dit-on, empoisonné. Il ne restait
$
que Raymond, sur l’esprit duquel Santhona*"'çait un empire absolu.
Le premier soin des commissaires fut de rc cl
Uaye;
penser dans Toussaint, le héros des noirs, I e
v« f
geur de Lavaux ; on l’éleva au grade de gêné*' 3 ,
division. Vilatte fut d’abord mis hors de 1»
!«i
mais on se contenta ensuite de demander son
et 1 ’
pour l’exécution duquel il fallut encore recoü 1la force. La guerre civile allait se rallumer, Ior s< Ipar la fermeté et la prudence de Dcsfourn® 3cette opération réussit sans effusion de sang ‘ ^latte investi dans le fort de son nom et pr eS \être assiégé, consentit à se laisser conduit 6France , où il fut jeté dans les fers.
f‘ ( <1,
~ r alH;fri.
p Sc Qc e ,0,11 *ai„
;v Dél
Si,
’Xte à%
%t 1
; Vd
° r abl<
t. "dan
*it W
d„ >ur
°«t p
“ s 0t,
pçc
S
“«CUs
Parti ;
Tandis que le Nord était soumis à I’autorit e
I
commissaires par l’influence de Santlionax s®
°usi e
noirs, le Sud fut ébranlé par de nouvelles co® 11 fut
tions. Rigaud exerçait un pouvoir si étendu s« r
l’jjl
contrées, qu’on l’accusa généralement d’être 1 ,stigateur des nouveaux troubles, bien qu’il n’y fpas ouvertement compromis.
Depuis la. reddition du Port-au-Prince au*glais, on avait transféré aux Cayes le chef-l* cl1 ^;la province du Sud ; on voulut y établir une c< ^ (mission de gouvernement, subordonnée à cell 6
1)11 «01
>»*Vi, n
iv e
Cap. Cette mesure, toute simple en elle-®'
èH 1 *'
'âis
*bis
sa
'o,
s’exécuta d’abord sans opposition ; mais lorsg 1 'apprit que Pinchinat allait être arrêté, et q 0 ®^fourneaux prenait le commandement supéri el,r ^la province, le mécontentement éclata de t 0 ^parts, et les chefs mulâtres craignant de ? et ^leur influence, attisèrent le feu de la dis® 01 ^.Une expédition contre les confédérés de laAnse et le camp Raymond, mal secondée P ar ^
r,lt he B
y
a Ppui
heri
ait
*°hss a
y
y
«Ssé ,
Pli
‘htl,
e m (
>ait ;
‘‘âomr
' «es
gaud, venant à échouer, produisit un effet y nt( .
pu
traire à celui qu’on s’en était promis, et b» 19 ,,
F
•bai
soulèvement. En vain les délégués Kervcssa®
'ni
et Leborgne, crurent le conjurer, en faisant
s» 1 ’
fit
ar
«b
«O!
e s»r
les principaux meneurs. Le commandant de u jLouis. l’un des plus dangereux , s’étant e 1 1
< kl
î»lf|