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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

de Brest , et lautre de Rochcfort. Ces petites esca-dres échappèrent aux croisières établies par lami-ralParler devantle Cap, et y débarquèrent, commepar miracle, en même temps. Outre les agents duDirectoire , elles avaient à bord 2S,000 fusils pour

compléter larmement des noirs, 2,000 hommes detroupes européennes, et lesgénérauxDesfourneauxet Rochambeau. Le dernier avait la mission spé-ciale de prendre possession de la partie espagnole.

Le projet du ministre était daugmenter lesforces de la république, en remplissant de nègresles cadres de 12 régiments : puissance formidable,au moyen de laquelle on eût pu jeter lépouvanteau sein des colonies de lAngleterre, tout en se dé-barrassant de cette troupe mutine et dangereuse.Mais pour une telle entreprise, il fallait une escadre,et celle de Richery, destinée dabord à cette opéra-tion, retenue maintenant à Cadix pour y vendrescs prises, laissa échapper loccasion favorable (1).

Ce contre-temps fut dautant plus à regretter,que les Anglais , en proie au môle Saint-Nicolas àune épidémie horrible, nauraient pu opposer àtant de moyens réunis que des débris de régiments.Tout portait donc à penser qu après les avoir ex-pulsés de cette place importante, il ne serait pasimpossible de ruiner leurs propres colonies et deleur enlever môme la Jamaïque . A la vérité, le rôleque Toussaint joua depuis, a fait conjecturer,quil neût pas été aussi facile dembarquer larméenoire, quon le supposait : cependant, commelexpédition eût offert un appât à lambition de seschefs, il nétait pas hors de toute probabilité quonréussît à les y déterminer.

Dailleurs, la mission de Santlionax fut loin deramener le calme dans la colonie. Sil fut reçu auCap avec acclamation par les partisans de léman-cipation , les autres colons napprirent son retourquavec effroi. Sil faut en croire des écrivainssages et modérés, il neut pas assez dempire surlui , pour oublier laffront que les mulâtres luiavaient fait essuyer au Port-au-Prince., en le for-çant à se rembarquer ; ceux-ci, de leur côtéredoutant sa vengeance, se mirent en garde contre

(O On a imprimé par erreur , au chapitre LIV, quelescadre était destinée pour le cap de Bonne-Espérance ;c'était pour le cap Français .

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lui ; aussi la lutte ne tarda pas à seug 3 »

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La seule garantie quon eût des bonnes inh

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du Directoire , était tout entière dans le cara c

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de ses collègues ; mais lloume fut délégué

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partie espagnole; Giraud naccepta pas une

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quil estimait au-dessus de ses forces ; et

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mourut, dit-on, empoisonné. Il ne restait

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que Raymond, sur lesprit duquel Santhona*"'çait un empire absolu.

Le premier soin des commissaires fut de rc cl

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penser dans Toussaint, le héros des noirs, I e

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geur de Lavaux ; on léleva au grade de gêné*' 3 ,

division. Vilatte fut dabord mis hors de 1»

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mais on se contenta ensuite de demander son

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pour lexécution duquel il fallut encore recoü 1la force. La guerre civile allait se rallumer, Ior s< Ipar la fermeté et la prudence de Dcsfourn® 3cette opération réussit sans effusion de sang ^latte investi dans le fort de son nom et pr eS \être assiégé, consentit à se laisser conduit 6France , il fut jeté dans les fers.

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Tandis que le Nord était soumis à Iautorit e

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commissaires par linfluence de Santlionax s®

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noirs, le Sud fut ébranlé par de nouvelles co® 11 fut

tions. Rigaud exerçait un pouvoir si étendu s« r

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contrées, quon laccusa généralement dêtre 1 ,stigateur des nouveaux troubles, bien quil ny fpas ouvertement compromis.

Depuis la. reddition du Port-au-Prince au*glais, on avait transféré aux Cayes le chef-l* cl1 ^;la province du Sud ; on voulut y établir une c< ^ (mission de gouvernement, subordonnée à cell 6

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Cap. Cette mesure, toute simple en elle-®'

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sexécuta dabord sans opposition ; mais lorsg 1 'apprit que Pinchinat allait être arrêté, et q 0 ®^fourneaux prenait le commandement supéri el,r ^la province, le mécontentement éclata de t 0 ^parts, et les chefs mulâtres craignant de ? et ^leur influence, attisèrent le feu de la dis® 01 ^.Une expédition contre les confédérés de laAnse et le camp Raymond, mal secondée P ar ^

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traire à celui quon sen était promis, et b» 19 ,,

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soulèvement. En vain les délégués Kervcssa®

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et Leborgne, crurent le conjurer, en faisant

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les principaux meneurs. Le commandant de u jLouis. lun des plus dangereux , sétant e 1 1

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