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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

année, pour décider lAutriche à la paix. Déjà leministre des relations extérieures affirmait au gé-néral Clarke que des rassemblements considérablesétaient ordonnés à cet effet en Bosnie ; mais on a eutout lieu de croire que le divan sen tint a des pro-messes. Toutefois, il annonça lintention dadopterun nouveau système de politique, en envoyant desambassadeurs extraordinaires aux puissances chié"tiennes , et particulièrement en France : ce qui,jusque-, avait été contraire aux usages de la Porte.

LEspagne faisait tous les efforts-dont un gou-vernement caduc, et entaché de favoritisme, étaitcapable, pour que lalliance avec la républiquetournât au profit des deux nations. Mais lembarrasde ses finances, accru par la gène que la guerreavec les Anglais imposait au commerce, entravabientôt lessor de sa bonne volonté. Déjà le désirdune fatale émancipation agitait les colonies ;une conspiration , à la vérité presque aussitôtétouft'ée que découverte, fut à Carracas le préludedelinsurrection qui, longtemps comprimée, éclatadouze ans après.

Il ne fallait aux successeurs de Walpole quunpoint dappui sur le vaste continent américain ,pour changer la route du commerce avantageux,auquel Cadix , la Corogne et autres ports de laPéninsule étaient redevables de leur prospérité.

En attendant, Charles IV ordonna à ses escadresde se réunir dans le premier de ces ports pour al-ler ensuite, de concert avec la flotte de Brest ,reuouvelerla glorieuse promenadede lamiral dEs-taing dans la Manche. Nous verrons plus loin lefuneste résultat dune entreprise, dont tout présa-geait la réussite.

La Hollande, humiliée dans les Indes , entravéedans ses relations commerciales, avait vu Beur-nonville mettre garnison à Amsterdam : démarchedont ces fiers républicains avaient autrefois fait uncrime à leur stalhouder. Le mauvais état de sesfinances, le peu daccord dans les opinions deséquipages de la flotte, et même de la nation, ré-duisaient la république batave à un état dinertieet de langueur déplorables. Les unitaires et lestedéralisles se disputaient encore avec aigreur surles principes de la constitution ; et, si les pre-miers avaient eu le dessus en ce qui concernaitl'autorité nationale , le régime fédéral prévalut

pour ladministration financière et intérieur

sept provinces. Forcés dailleurs de marcher &

eut deicti fl ", 1 ) 1 '

le système de la France , soit par le sentimleur propre conservation, soit par la con v1 '

de lintérêt du pays, les directeurs de la i' e l )0 .que batave se prêtaient dassez bonne grâce ales sacrifices quon exigeait deux. Séduits p af ^triomphe momentané de leurs doctrines, ils 5cevaient à peine que leur commerce décfi ua ^que la marine tombait en ruine, et que

dépendance de la Hollande nétait plus quunmot. On les berçait de lespoir de tout recou*à la paix par lintervention de la France , afa° (les engager à seconder puissamment la répubMvictorieuse, pour obtenir en revanche de ^leures conditions: et leurrés par ces illusion 5 'fermaient les yeux sur les fléaux dont ils étmenacés. ^

Les États-Unis étaient, au contraire, à la vel .

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de se brouiller avec le Directoire . Depm 5 ,

plaintes portées par Washington contre len v ^

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Genest, la froideur navait fait cjue s'accroîtreles deux gouvernements. Le Directoire , enorg 1

par ses victoires, accusait les Américains

rien faire pour se soustraire au despotisme d eS

glais envers les neutres : il leur reprochait n 1 '

les traités de commerce, récemment conclu 5 a ^

leurs anciens oppresseurs. Washington vent1 * ° ]>quitter la présidence , en déclarant qui'

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eepterait plus; le gouvernail avait été r elBl ^John Adams , dont les principes daristoert .lattachementà lAngleterre donnaient deFo* 11 ® ^Piuckney, envoyé à Paris pour succéder à $ otl ^y fut mal accueilli ; et peu sen fallut qu 011vînt ouvertement à des hostilités. u;

Telle était la situation politique des prim ppuissances de lEurope au commencement |jcampague de 1797. Les brillants succès d c j,(et la chute de Mantoue , prescrivaient auDi rCde diriger leffort principal en Italie , il ctrès-facile de porter 100,000 hommes. Le 5 18 l( i

et le génie du général en chef garantissaient

de tels moyens il dicterait la paix à 1 A- utr . tsurtout, si une armée de même force pénehnouveau dans la vallée du Danube .

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Le Di mtoire uen jugea pas do niôincSsie quinspirait Bonaparte à trois de scsn 10 ' 1 '