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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
année, pour décider l’Autriche à la paix. Déjà leministre des relations extérieures affirmait au gé-néral Clarke que des rassemblements considérablesétaient ordonnés à cet effet en Bosnie ; mais on a eutout lieu de croire que le divan s’en tint a des pro-messes. Toutefois, il annonça l’intention d’adopterun nouveau système de politique, en envoyant desambassadeurs extraordinaires aux puissances chié"tiennes , et particulièrement en France : ce qui,jusque-là, avait été contraire aux usages de la Porte.
L’Espagne faisait tous les efforts-dont un gou-vernement caduc, et entaché de favoritisme, étaitcapable, pour que l’alliance avec la républiquetournât au profit des deux nations. Mais l’embarrasde ses finances, accru par la gène que la guerreavec les Anglais imposait au commerce, entravabientôt l’essor de sa bonne volonté. Déjà le désird’une fatale émancipation agitait les colonies ;une conspiration , à la vérité presque aussitôtétouft'ée que découverte, fut à Carracas le préludedel’insurrection qui, longtemps comprimée, éclatadouze ans après.
Il ne fallait aux successeurs de Walpole qu’unpoint d’appui sur le vaste continent américain ,pour changer la route du commerce avantageux,auquel Cadix , la Corogne et autres ports de laPéninsule étaient redevables de leur prospérité.
En attendant, Charles IV ordonna à ses escadresde se réunir dans le premier de ces ports pour al-ler ensuite, de concert avec la flotte de Brest ,reuouvelerla glorieuse promenadede l’amiral d’Es-taing dans la Manche. Nous verrons plus loin lefuneste résultat d’une entreprise, dont tout présa-geait la réussite.
La Hollande, humiliée dans les Indes , entravéedans ses relations commerciales, avait vu Beur-nonville mettre garnison à Amsterdam : démarchedont ces fiers républicains avaient autrefois fait uncrime à leur stalhouder. Le mauvais état de sesfinances, le peu d’accord dans les opinions deséquipages de la flotte, et même de la nation, ré-duisaient la république batave à un état d’inertieet de langueur déplorables. Les unitaires et lestedéralisles se disputaient encore avec aigreur surles principes de la constitution ; et, si les pre-miers avaient eu le dessus en ce qui concernaitl'autorité nationale , le régime fédéral prévalut
pour l’administration financière et intérieur
sept provinces. Forcés d’ailleurs de marcher &
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de l’intérêt du pays, les directeurs de la i' e l )0 .que batave se prêtaient d’assez bonne grâce ales sacrifices qu’on exigeait d’eux. Séduits p af ^triomphe momentané de leurs doctrines, ils 5cevaient à peine que leur commerce décfi ua ^que la marine tombait en ruine, et que
dépendance de la Hollande n’était plus qu’unmot. On les berçait de l’espoir de tout recou*à la paix par l’intervention de la France , afa° (les engager à seconder puissamment la répubMvictorieuse, pour obtenir en revanche de ^leures conditions: et leurrés par ces illusion 5 'fermaient les yeux sur les fléaux dont ils étmenacés. ^
Les États-Unis étaient, au contraire, à la vel .
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de se brouiller avec le Directoire . Depm 5 ,
plaintes portées par Washington contre l’en v ^
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par ses victoires, accusait les Américains
rien faire pour se soustraire au despotisme d eS ‘
glais envers les neutres : il leur reprochait n 1 '
les traités de commerce, récemment conclu 5 a ^
leurs anciens oppresseurs. Washington vent1 * ° ]>quitter la présidence , en déclarant qu’i'
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eepterait plus; le gouvernail avait été r elBl ^John Adams , dont les principes d’aristoert .l’attachementà l’Angleterre donnaient deFo* 11 ® ^Piuckney, envoyé à Paris pour succéder à $ otl ^y fut mal accueilli ; et peu s’en fallut qu’ 011vînt ouvertement à des hostilités. u;
Telle était la situation politique des prim ppuissances de l’Europe au commencement |jcampague de 1797. Les brillants succès d c ’ j,(et la chute de Mantoue , prescrivaient auDi rCde diriger l’effort principal en Italie , où il ctrès-facile de porter 100,000 hommes. Le 5 18 l( i
et le génie du général en chef garantissaient
de tels moyens il dicterait la paix à 1 A- utr . tsurtout, si une armée de même force pénehnouveau dans la vallée du Danube .
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Le Di mtoire u’en jugea pas do niôincSsie qu’inspirait Bonaparte à trois de scsn 10 ' 1 '