HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
1U
■victorieuses sur Rome , et que Bonaparte dictaitau pape le traité de Tolentino, les divisions Ber-nadotte et Delmas, après avoir franchi le montCénis, défilaient à travers le Piémont et la Lom bardie , pour venir joindre l’armée sur l’Adige . Cerenfort d’environ 18,000 hommes, passa les Alpes pendant un hiver rigoureux , a 1 insu du cabinetde Vienne. Bien qu’au premier abord il sembleétonnant qu’un mouvement si long ait pu resterignoré, quand on songe que, trois ans plus tard,l’armée de réserve partie de Dijon , arriva dans lavallée d’Aoste , avant que le général Mêlas en fûtinstruit, cela n’a plus rien de surprenant, etprouve seulement que l’espionnage était alors fortnégligé à l’état-major autrichien.
Quoi qu’il en soit, Bonaparte , débarrassé detoutes craintes sur ses derrières , attendait avec laplus vive impatience l’arrivée de ces divisions,pour tomber sur l’archiduc Charles : et, convaincuque Venise n’épiait qu’une occasion favorable pourse déclarer contre la France , il résolut de lui don-ner assez d’occupations dans ses Etats de terre ferme,pour lui ôter toute possibilité de lui nuire (1).Après avoir laissé au général Victor le soin de sur-veiller l’exécution du traité avec le pape, il ac-courut à Padoue , d’où il activa les préparatifs deson entrée en campagne.
De son côté, l’archiduc Charles , arrivé le 7 fé-vrier à Inspruck , y avisa avec le comte de Lehr-bach aux moyens d’effectuer la levée en masse duTyrol. L’aile droite de l’armée impériale, aux or-dres des généraux Kerpen et Laudon, destinée àagir de concert avec les habitants disposés à dé-fendre leurs foyers, avait pris position derrière leLavis et la Noss; les restes de l’armée d’Alvinzys’établirent derrière le Tagliamento . L'intervalleentre ces deux masses principales était gardé parla brigade Lusignan, postée à Feltre derrière leCordevole . Le comte Ilohenzollern, observait laPiave, avec ordre de ne pas s’engager, dans le casoù les Français s’avanceraient en forces. L’archi-duc trouva son armée dans un tel délabrement,
• f a'® 1
qu’il partit aussitôt pour Vienne, alin d’avise 1le conseil aulique à de nouveaux moyens de d e ^L’armée républicaine était à peu près org acomme on le verra au tableau ci-joint. ^
Quatre divisions, sous les ordres iminéd‘ at JBonaparte, se réunirent dans la marche Tr cV ’à la fin de février; celle de Masséna se t r0ljVS . (j| | lBassano; Serrurier, à Castel-Franco; la d*' 1 | (Augereau, commandée par Guyeux, à Tré^* se ’général Bernadotte arrivait à Padoue ; J° u j,iavec l’aile gauche formée de sa division et ^les des généraux Delmas et Baraguey-d’H*^ 1 ^était opposé dans le Tyrol aux corps de Kerp ede Laudon.
Le général Balland commandait dans le
nais ; Miollis à Mantoue ; Gauthier à Livourne -
divisions Victor et'Lasalcette gardaient la
d’Ancône et la Lombardie . La première , b c ^ (
nombreuse, formait un détachement consid® r9
dont l’objet était de surveiller Naples et R j,
Quelques personnes ont pensé que la paix <* ,,
tive étant signée avec ces deux puissances, 1® (P' ^
ral français n’avait rien à en redouter tant <P’ e ,r
ci
victoire serait fidèle à ses drapeaux, et que I eleur moyen de l’y fixer eût été de porter ced evision à l’armée active dans le Tyrol ou la ^thie. La juste défiance qu’inspirait le go u ^ment pontifical, l’agitation qui régnait à M aC< j r , ,et dans les vallées de l’Omhrie, de la Marche
i0i)i
cône et du duché d’Urbin, motivèrent sans
P
cette mesure. Bonaparte , en effet, ne man (J® 9 *d’appeler le général Victor à l’armée, ausSi^^ses succès l’eurent décidé à franchir les AJpe 5 ^riques , et que les affaires furent terminéesla Romagne. ^
Les forces que les puissances belligérantes a'’ 9 ^
destinées à agir sur cette frontière, étaient àprès égales en nombre. On les estimait, de P 9 jd’autre, à 60,000 hommes : mais les divisi® 11rées de l’armée impériale du Rhin , ne e \\l
arriver que dans les premiers jours d’avril; (
de Bonaparte , déjà rassemblée versla fin de f® v
( 0 Les avis sont encore partagés sur ce point : la cor-respondance de Kilmaine prouve que l’adjudant généralLandrieux fut employé par ses chefs,à des intrigues dansle Bergamasc et le Brescian. Bien que Bonaparte ait en-
P f "
suite dépeint cet officier comme un intrigant» t s 1croire qu’il céda à des insinuations supérieures »reste, nons ignorons la source.