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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

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victorieuses sur Rome , et que Bonaparte dictaitau pape le traité de Tolentino, les divisions Ber-nadotte et Delmas, après avoir franchi le montCénis, défilaient à travers le Piémont et la Lom­ bardie , pour venir joindre larmée sur lAdige . Cerenfort denviron 18,000 hommes, passa les Alpes pendant un hiver rigoureux , a 1 insu du cabinetde Vienne. Bien quau premier abord il sembleétonnant quun mouvement si long ait pu resterignoré, quand on songe que, trois ans plus tard,larmée de réserve partie de Dijon , arriva dans lavallée dAoste , avant que le général Mêlas en fûtinstruit, cela na plus rien de surprenant, etprouve seulement que lespionnage était alors fortnégligé à létat-major autrichien.

Quoi quil en soit, Bonaparte , débarrassé detoutes craintes sur ses derrières , attendait avec laplus vive impatience larrivée de ces divisions,pour tomber sur larchiduc Charles : et, convaincuque Venise népiait quune occasion favorable pourse déclarer contre la France , il résolut de lui don-ner assez doccupations dans ses Etats de terre ferme,pour lui ôter toute possibilité de lui nuire (1).Après avoir laissé au général Victor le soin de sur-veiller lexécution du traité avec le pape, il ac-courut à Padoue , d il activa les préparatifs deson entrée en campagne.

De son côté, larchiduc Charles , arrivé le 7 fé-vrier à Inspruck , y avisa avec le comte de Lehr-bach aux moyens deffectuer la levée en masse duTyrol. Laile droite de larmée impériale, aux or-dres des généraux Kerpen et Laudon, destinée àagir de concert avec les habitants disposés à dé-fendre leurs foyers, avait pris position derrière leLavis et la Noss; les restes de larmée dAlvinzysétablirent derrière le Tagliamento . L'intervalleentre ces deux masses principales était gardé parla brigade Lusignan, postée à Feltre derrière leCordevole . Le comte Ilohenzollern, observait laPiave, avec ordre de ne pas sengager, dans le cas les Français savanceraient en forces. Larchi-duc trouva son armée dans un tel délabrement,

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quil partit aussitôt pour Vienne, alin davise 1le conseil aulique à de nouveaux moyens de d e ^Larmée républicaine était à peu près org acomme on le verra au tableau ci-joint. ^

Quatre divisions, sous les ordres iminéd at JBonaparte, se réunirent dans la marche Tr cVà la fin de février; celle de Masséna se t r0ljVS . (j| | lBassano; Serrurier, à Castel-Franco; la d*' 1 | (Augereau, commandée par Guyeux, à Tré^* segénéral Bernadotte arrivait à Padoue ; J° u j,iavec laile gauche formée de sa division et ^les des généraux Delmas et Baraguey-dH*^ 1 ^était opposé dans le Tyrol aux corps de Kerp ede Laudon.

Le général Balland commandait dans le

nais ; Miollis à Mantoue ; Gauthier à Livourne -

divisions Victor et'Lasalcette gardaient la

dAncône et la Lombardie . La première , b c ^ (

nombreuse, formait un détachement consid® r9

dont lobjet était de surveiller Naples et R j,

Quelques personnes ont pensé que la paix <* ,,

tive étant signée avec ces deux puissances, 1® (P' ^

ral français navait rien à en redouter tant <P e ,r

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victoire serait fidèle à ses drapeaux, et que I eleur moyen de ly fixer eût été de porter ced evision à larmée active dans le Tyrol ou la ^thie. La juste défiance quinspirait le go u ^ment pontifical, lagitation qui régnait à M aC< j r , ,et dans les vallées de lOmhrie, de la Marche

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cône et du duché dUrbin, motivèrent sans

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cette mesure. Bonaparte , en effet, ne man (J® 9 *dappeler le général Victor à larmée, ausSi^^ses succès leurent décidé à franchir les AJpe 5 ^riques , et que les affaires furent terminéesla Romagne. ^

Les forces que les puissances belligérantes a' 9 ^

destinées à agir sur cette frontière, étaient àprès égales en nombre. On les estimait, de P 9 jdautre, à 60,000 hommes : mais les divisi® 11rées de larmée impériale du Rhin , ne e \\l

arriver que dans les premiers jours davril; (

de Bonaparte , déjà rassemblée versla fin de f® v

( 0 Les avis sont encore partagés sur ce point : la cor-respondance de Kilmaine prouve que ladjudant généralLandrieux fut employé par ses chefs,à des intrigues dansle Bergamasc et le Brescian. Bien que Bonaparte ait en-

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suite dépeint cet officier comme un intrigant» t s 1croire quil céda à des insinuations supérieures »reste, nons ignorons la source.