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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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LIVRE XII, CITAI'. LXX1V.

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'•■‘'lie lan 2 em cnt subit de dispositions des deuxc Ç| j P°°vaut remettre, après de vaincs conféren-9t H e * ^ c ' s '° n des points contestés au sort desl^Herear, comme 1. Directoire, songeat’ r csa ' 6 11116 a **^ uf i e imposante sur le théâtretfsV- 8 ^ es prochaines hostilités. Pour le cabinet

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e j ce n’était pas chose aisée : car il fallait■<çe r etablir les finances, et se créer une ar-tl) a,ls s nbsides de l’Angleterre. Mais l’affection8Voi| enient de ses sujets, et le crédit alors^ ° u tcnu de son papier-monnaie, lui offraientPtfjU ! ° Urcc s, pour ainsi dire inépuisables. L’Em-'â^ ne tarda pas à réorganiser une armée def iiiit.' hommes sur les frontières de la Ca-

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camp de 25,000 hommes fut placé àtri^j J ° n établit plusieurs tètes de pont sur

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môme temps, la côte de l’Adriatique ,

'«s. ç, -**o jusqu’à Trieste , fut hérissée de batte-

4 k. P°‘dfstria, Piramo, Citta-Nova et Rovigo -ri ü f

Ul ‘ent mis en état de défense. On dirigea4 e l^t\ l j e des levées hongroises sur les frontières

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^ '"’fatie, tandis que l’autre forma dans les' Pe Pa Moravie un corps imposant d’obser-

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Un autre côté, les préparatifs ne se fai-

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ai s avec mo ' ns d’activité en Allemagne : la^Cl^l^^ienne, les dépôts restés àPrague, ainsi^ r e at Cv ® e s générales des pays héréditaires, al-l Sv v J’^ 0| 'cer en toute hâte les armées qui seS ° s nr le Rhin etleMein. Partout on voyaitdes magasins ; et jamais, depuis le com-

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ir es ( — *a guerre, le cabinet n’avait pris de

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Justes pour assurer le succès des opé-

!<1 ■ ^ arm ® es - Q uc i ( I UC fnt, au reste, le

|l,,|f atif s * 11 chercha à couvrir ces immenses pré-

Pfa ne P u t en dérober l’entière connaissance(j.. aiteaj.

g * e Ut > ’ ffni, d’un moment à l’autre, s’atten-

a v oir .

i ' J1 * arr iver le prince Charles a Gorizia ,

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^SHe ai * ses équipages à l’armee d Al-t-e J)'

exécutif, désuni, impuissant pour^ ^Ut 0c av cd ailleurs parles conseils législatifs,^'fe e^ 1 ' 8 <]c la lutte qu’il venait d’engagera, '“ a * )a, 'donna au général en chef de l’ar-,lu - p 0l) 6 ' C S0lri de tenir tète à l’orage, se bor-

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cr scs derrières et ses flancs, à

employer le temps des négociations à bouleverser,par des machinations révolutionnaires, tous lespays qui, comme le Piémont, Gènes, la Toscane et l’Etat ecclésiastique, avaient échappé à la loi duvainqueur.

Soit que Bonaparte , après un mûr examen deses ressources, jugeât téméraire d’ouvrir la campa-gne, soit qu’il fût jaloux de conserver une réputa-tion jusqu’alors intacte, ou qu’enfin il sentît le prixd’ajouter à la gloire des armes le beau rôle de pa-cificateur, il affecta un grand désir d’accélérer lamarche des négociations. Il prit, à la vérité, tou-tes les mesures pour n’ètrc pas attaqué à l’impro-viste, concentra ses troupes dans l’Etal de Venise ,fit fortifier Palma-Nova ctOsoppo, pivots présuma-bles des opérations ultérieures, approvisionnertoutes les places sur ses derrières, et renforcer lesgarnisons des îles de l’Adriatique , mais crut devoirdéployer de la modération dans ses entrevues avecle duc de Gallo. Une pareille conduite, dictée parla prudence, lui réussit; et il en résulta la conven-tion déjà mentionnée de Montebello.

Cet acte stipulait que le traité définitif seraitconclu et ratifié par l'Empereur et le Directoire ,avant l’ouverture des négociations avec l’Empire;qu’on le tiendrait secret, et ne le soumettrait à laratification du corps législatif, qu’au moment con-venu par les deux parties contractantes. Les né-gociations entre l’Empire et la république fran-çaise devaient s’ouvrir, le 1“ juillet suivant, àRastadt, sans l’intervention d’aucune autre puis-sance; mais celte dernière s’engageait à accepterla médiation de l’Empereur pour les traités à con-clure avec ses alliés; et si celui-ci jugeait à proposde les appeler au congrès de Rastadt, la France était également libre d’y amener les siens.

Tandis que Bonaparte se flattait ainsi d’avoirfait un pas vers la paix définitive, les agents clan-destins du Directoire sapaient à coups redoublésle trône du roi de Sardaigne , et faisaient écroulerl’antique aristocratie de Gênes .

Cette république, qui joua un si grand rôle dansle moyen âge, fut, à son origine , comme toutescelles d’Italie , gouvernée démocratiquement. Qua-tre ou cinq consuls de la commune , élus chaqueannée par le peuple, exerçaient le pouvoir exécu-tif. D’autres magistrats, sous le titre de consuls