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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
au corps législatif procura aux premiers une ma-jorité qui leur eût assuré la victoire, s’ils avaientmis plus de prudence dans le choix de leurs moyens;mais ils ne dissimulèrent pas assez leurs vues, et,fiers de leur supériorité, ils voulurent tout empor-ter d’emblée.
L’ouverture de la session fut signalée par desactes qui prouvèrent an Directoire tout ce qu’ilavait à redouter. Barrère, ce fougueux orateurdu comité de salut public, condamné à la déporta-tion, avait été réélu par le département des Basses-Pyrénées . La question d’indignité fut élevée con-tre lui, et résolue affirmativement par une grandemajorité. Jusque-là le mal n’était pas grand ;mais le décret qui maintint son bannissement ,rappela dans l’assemblée tous les députés qui enavaient été exclus par la loi du B brumaire.
Cette mesure, en jetant dans les conseils deshommes de parti, les mit tous deux dans la dépen-dance des meneurs du club de Clichy qui, sous lesapparences de la justice et de la modération, tra-vaillaient sourdement à organiser la contre-révo-lution.
D’abord, ils commencèrent par susciter desennemis au Directoire ; et la chose fut d’autant plusfacile, que, formé de cinq membres de la conven-tion, leur conduite aux diverses phases de la ré-volution, donnait prise à la critique. L’immoralitéde Barras, l’avarice et la rudesse de Revvhell, l’in-dolence de La Révcillère , l’inflexibilité de Carnotla facilité de Barthélemy, furent tour à tour l’objetde leurs sarcasmes et de leurs reproches. Bien plus,ils surent ressusciter des préventions et des hainesparmi les directeurs, en mettant adroitement auxprises l'amour-propre de chacun d’eux.
Il eût fallu être aveugle pour ne point voir l’o-rage. Le Directoire avisa longtemps aux moyensde le détourner. Les avis étaient partagés. Carnotet Barthélémy, successeur de Letourneur, répu-gnaient à toutes les mesures inconstitutionnelles.Leurs collègues, moins scrupuleux, formèrent alorsune espèce de triumvirat déterminé à tout pour sedebarrasser de ceux qui leur disputaient l’autorité.
De bons esprits des conseils qui voyaient danscette opposition le germe de nouvelles dissensions,séparèrent leur cause de celle du club de Clichy ,et négocièrent auprès du Directoire le renvoi de
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plusieurs ministres , contre lesquelsavait retenti de dénonciations fondées; u ‘“ jjtnégociation, qui devait être le gage P reSde la réconciliation des deux pouvoirs, ® c a jll’intrigue de la sirène de Legendre,alors Barras dans ses filets. Ce directeui » v
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voix était indispensable pour former maj
celles de Carnot et de Barthélemy, profflR , }l
de voter ce renvoi ; mais bientôt endoctrine;
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cette femme trop célèbre, il se joignit a ^ a iet à LaRéveillère, pour remplacer lesminRR^rjouissaient de la confiance publique, et ^ceux qui l’avaient perdue. Tout le miû' ste ',renouvelé le même jour, à l’exception d eS r ( (tements de la justice et des finances :qu’il y eut de particulier dans ce boulevcr s .c’est que Delacroix perdit le portefeuille de» ^étrangères sur la réquisition de la bai' 0 ^ | (Staël, qui l’arracha des mains de Barras P ^remettre à Talleyrand , en souvenir <J af c * a ,i
liaisons. A la place de Petiet, Rewbell apF ,,
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ministère de la guerre son compatriote ~ t
sous l’administration duquel il sc commit ,al1
dilapidations.
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Dès lors, tout espoir de rapprochernc* 11 fC ,i»uouit; et, sous prétexte de préparer des 11
de défense, le Directoire et
e corps législ** 11 ,udèrent, chacun de leur côté, à de véritable ^ques. Leurs ressources n’étaient pas ég a ^ eS ’ Jle premier disposait des baïonnettes, et 10 ^jC cau contraire, n’avait qu’une force morale» P
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dans la constitution.
Le corps législatif venait de rappo*’ 1qui condamnait à la déportation les prêtr eS pi'taires. Ce premier pas, bien qu’il ann 0 ®^ ^juste retour à la modération, servit de sig 11 * 1 s tPfoule de journalistes , pour commencer <jo'lités contre le Directoire. Sûrs de trouve*
fenseurs dans les conseils, ils ne sc con- .,, 0 -pas de censurer ses actes, ils déversèrent o 1mains le ridicule sur chacun de ses mem ^ J 1 ’’augmentèrent ainsi le mépris qu’in s P ,r ‘'directeurs, dont le gouvernement na' alfait ressortir aucune grande qualité. ^.si 1 *L’alarme fut sonnée au Luxembourg » ®on commença à faire jouer les fils q«' ,/
amener la catastrophe. Carnot, dont 1» P