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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

au corps législatif procura aux premiers une ma-jorité qui leur eût assuré la victoire, sils avaientmis plus de prudence dans le choix de leurs moyens;mais ils ne dissimulèrent pas assez leurs vues, et,fiers de leur supériorité, ils voulurent tout empor-ter demblée.

Louverture de la session fut signalée par desactes qui prouvèrent an Directoire tout ce quilavait à redouter. Barrère, ce fougueux orateurdu comité de salut public, condamné à la déporta-tion, avait été réélu par le département des Basses-Pyrénées . La question dindignité fut élevée con-tre lui, et résolue affirmativement par une grandemajorité. Jusque- le mal nétait pas grand ;mais le décret qui maintint son bannissement ,rappela dans lassemblée tous les députés qui enavaient été exclus par la loi du B brumaire.

Cette mesure, en jetant dans les conseils deshommes de parti, les mit tous deux dans la dépen-dance des meneurs du club de Clichy qui, sous lesapparences de la justice et de la modération, tra-vaillaient sourdement à organiser la contre-révo-lution.

Dabord, ils commencèrent par susciter desennemis au Directoire ; et la chose fut dautant plusfacile, que, formé de cinq membres de la conven-tion, leur conduite aux diverses phases de la ré-volution, donnait prise à la critique. Limmoralitéde Barras, lavarice et la rudesse de Revvhell, lin-dolence de La Révcillère , linflexibilité de Carnotla facilité de Barthélemy, furent tour à tour lobjetde leurs sarcasmes et de leurs reproches. Bien plus,ils surent ressusciter des préventions et des hainesparmi les directeurs, en mettant adroitement auxprises l'amour-propre de chacun deux.

Il eût fallu être aveugle pour ne point voir lo-rage. Le Directoire avisa longtemps aux moyensde le détourner. Les avis étaient partagés. Carnotet Barthélémy, successeur de Letourneur, répu-gnaient à toutes les mesures inconstitutionnelles.Leurs collègues, moins scrupuleux, formèrent alorsune espèce de triumvirat déterminé à tout pour sedebarrasser de ceux qui leur disputaient lautorité.

De bons esprits des conseils qui voyaient danscette opposition le germe de nouvelles dissensions,séparèrent leur cause de celle du club de Clichy ,et négocièrent auprès du Directoire le renvoi de

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plusieurs ministres , contre lesquelsavait retenti de dénonciations fondées; u jjtnégociation, qui devait être le gage P reSde la réconciliation des deux pouvoirs, ® c a jllintrigue de la sirène de Legendre,alors Barras dans ses filets. Ce directeui » v

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voix était indispensable pour former maj

celles de Carnot et de Barthélemy, profflR , }l

de voter ce renvoi ; mais bientôt endoctrine;

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cette femme trop célèbre, il se joignit a ^ a iet à LaRéveillère, pour remplacer lesminRR^rjouissaient de la confiance publique, et ^ceux qui lavaient perdue. Tout le miû' ste ',renouvelé le même jour, à lexception d eS r ( (tements de la justice et des finances :quil y eut de particulier dans ce boulevcr s .cest que Delacroix perdit le portefeuille de» ^étrangères sur la réquisition de la bai' 0 ^ | (Staël, qui larracha des mains de Barras P ^remettre à Talleyrand , en souvenir <J af c * a ,i

liaisons. A la place de Petiet, Rewbell apF ,,

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ministère de la guerre son compatriote ~ t

sous ladministration duquel il sc commit ,al1

dilapidations.

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Dès lors, tout espoir de rapprochernc* 11 fC ,i»uouit; et, sous prétexte de préparer des 11

de défense, le Directoire et

e corps législ** 11 ,udèrent, chacun de leur côté, à de véritable ^ques. Leurs ressources nétaient pas ég a ^ eS Jle premier disposait des baïonnettes, et 10 ^jC cau contraire, navait quune force morale» P

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dans la constitution.

Le corps législatif venait de rappo* 1qui condamnait à la déportation les prêtr eS pi'taires. Ce premier pas, bien quil ann 0 ®^ ^juste retour à la modération, servit de sig 11 * 1 s tPfoule de journalistes , pour commencer <jo'lités contre le Directoire. Sûrs de trouve*

fenseurs dans les conseils, ils ne sc con- .,, 0 -pas de censurer ses actes, ils déversèrent o 1mains le ridicule sur chacun de ses mem ^ J 1augmentèrent ainsi le mépris quin s P ,r'directeurs, dont le gouvernement na' alfait ressortir aucune grande qualité. ^.si 1 *Lalarme fut sonnée au Luxembourg » ®on commença à faire jouer les fils q«' ,/

amener la catastrophe. Carnot, dont 1» P