LIVRE XII, CHAP. LXXVI.
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^cloppés dans la catastrophe qui sapa
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6 fructidor, le gouvernement repré-| ^d e ^ ^ Ut 9 u un fantôme : le corps légis-P° ur le Directoire , une machine à dé-
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Ses bases la constitution de l’an ni.
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tyrannie fut organisée sous un voileNi '° ritle ^' Le gouvernement, pour instruireN j. ^ Cs causes qui avaient nécessité le 18fruc-\(j Palier un rapport de Bailleul, qui lui-V, v Va ’ f été un des principaux agents directo-
Saie ^ P'® ces justificatives du coup d’état ocN, ailx papiers relatifs à Pichegru . Bailleul,% C( . e Preuves, trouva des ressources dans sa“ * c ’’ disait-il, a existé une vaste con-Si 4r pour faire tomber les choix du peuple
Mauvais citoye ns. Il est constant quecitoyens, dans les différentes fonc-
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'%- 1 eUr0n * étéconfiées, ont suivi la marcheN| s e par les agents de la conspiration;\j 0lU tenu leur langage, assisté à leurs ras-etlts ; que le complot était sur le point
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dj ans la conjuration, quoiqu’on ne puisse
est donc évident qu’ils sont enve-
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de chacun qu’il a fait telle ou telle
quer le rôle dont il était chargé, j>Ni c Coilv enir que l’arbitraire avait remplacé
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que, sur de simples soupçons, le
|N,î^ ecut if avait été mutilé, les conseils, dé-
|, \ e «tait, en effet, l’impudence du Direc-
i H,„. Uti de ses écrivains à gages, en faisant'« j nie <] ° °,
e sa conduite, osa dire au en révolution
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ses balances devant le parti; > qu elle en écrase les vaincus.ln^Ne 6e 18 fructidor avait ôté toutNprochement entre le parti modéré,basée sur des institutions
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triumvirs qui fondaient leur
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I,., N Ur Un e espèce de retour au régime
(, '''t 1 *- ,es plus fougueux démagogues deve-
i f( N, l^ 1 * 13 ' 8 ^ es uniques soutiens sur lesquels■j|.N ^ e 1 et Merlin pussent compter : en-Vi/as S(ï , ^ P ar leur penchant que par la néces-
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c 0 . 10In phe d’une faction dont ils
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les les chefs, ils ne pensaient à
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V, ^éjàp 9 * en ouveler l’horrible loi des susP %; «OUI,
et parents d’émigrés, quand la clameur publiqueforça le gouvernement à changer cette propositionviolente en une suspension de l’exercice de leursdroits politiques.
La réaction , qui avait eu pour antécédent desquerelles de finances, fut suivie de mesures fiscalesde mauvais augure. Les triumvirs ne furent pasplutôt certains de la victoire , qu’ils peignirent,dans un message aux conseils épurés, l’embarrasdu trésor. Le temps des discussions était passépour ceux-ci : ils adoptèrent, pour ainsi dire, sansexamen, tous les plans de finances qui leur furentprésentés. Le droit de passe sur les routes fut dé-crété , la loterie rétablie, et le droit de timbreétendu aux feuilles périodiques. Enfin, les conseilsabordèrent la question délicate de la dette pu-blique reconnue sur le grand-livre, et se décidèrentà proclamer une banqueroute positive, en décré-tant que les deux tiers des sommes inscrites,seraient remboursés en bons au porteur, admissi-bles seulement en payement de biens nationaux ;l’autre tiers fut consolidé sur un nouveau grand-livre institué à cet effet. Cette mesure violenteporta un coup mortel au crédit ; car, nonobstantles nombreux abus qui s’étaient introduits sous laconvention dans ces inscriptions, souvent donnéesen payement au lieu d’assignats, on s’était plu àconsidérer la dette comme sacrée et devant unjour porter l’intérêt ordinaire.
Celte banqueroute et l’augmentation de revenusvotée, les services publics n’en marchèrent pasavec plus de régularité. Un horrible gaspillage seglissa dans toutes les administrations, et empêchanon-seulement de solder l'arriéré, mais encore defaire face aux dépenses courantes.
L’esprit de despotisme et de vertige qu’on re-marque dans l’administration intérieure, ne donnepas une idée favorable de la modération du Direc toire dans ses relations avec les puissances étran-gères , et la négociation avec l’Angleterre fournitbientôt la preuve qu’il ne fallait rien attendre debon de sa politique.
Soit que Maret, Pléville-Lepeley et Letourneurparussent trop modérés, soit qu’il fallût des in-struments plus dociles pour brusquer la ruptureméditée, ces négociateurs furent remplaces immé-diatement après le 18 fructidor par Treilhard et