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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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rTISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

Bonnier. Dès ce moment on vit se succéder les notesles plus absurdes. On exigeait du diplomate an­ glais quil déclarât , pour ainsi dire, la teneur deses instructions ; on voulait quavant d entrer endiscussion , il consentît a rendre aux trois puis-sances maritimes tout ce que 1 Angleterre avaitpris : ce qui fermait la porte à la moindre com-pensation , et à tout débat ultérieur. VainementMalmesbury observait quil avait les pouvoirs lesplus étendus, mais quil ne devait compte de sesinstructions quà son gouvernement, et quon enconnaîtrait la teneur par la nature même des ces-sions qui seraient mutuellement consenties. Rew-bell, plus disposé à imposer des traités à coups desabre quà les discuter, donna 24 heures à Mal­ mesbury pour aller chercher le plein pouvoir dese soumettre à tout ce quil plairait au Directoiredordonner ; procédé dautant plus déplacé , quilsadressait à une puissance capable den tirer ven-geance. Cette diplomatie, digne de Robespierre ,ne manqua pas son effet. Malmesbury partit, le16 septembre pour Londres , et laissa cette foislEurope dans la persuasion que le cabinet deSaint-James était plus modéré que celui du Luxem­ bourg .

Le refus du Directoire de reconnaître l envoyéPinckney avant que les États-Unis eussent adhéréà ses demandes, ne donna pas seulement une nou-velle preuve de son exagération, il lui aliéna en-core en pure perte ces alliés naturels. Le nouveauprésident Adams, répondit avec raison quon nin-timait pas des ordres à une nation indépendantecomme à une colonie, et quil était impossible detraiter lorsquon débutait, par repousser le négo-ciateur. Le Directoire , de son côté , persistait àprendre les mesures les plus hostiles : il rappelason envoyé à Philadelphie , et délivra des lettresde marque pour courir sur les navires américains .Sa condnite fut telle quelle excita les plaintes lesplus sérieuses à la tribune des deux conseils. Ce-pendant, le président des États-Unis , voulant ôtertout prétexte de mécontentement personnel enversson ambassadeur , confia à trois commissaires latâche délicate de sexpliquer avec le gouvernementfrançais , et daplanir les difficultés qui menaçaientde brouiller doux peuples si étroitement liés parleurs intérêts.

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La marche traînante des négociation

triche, autorisait tous les soupçons suifoi des deux partis. Le Directoire s d 01

plus en plus des bases des préliminairespereur, cédant à linfluence de Thugobguère plus ferme dans ses projets.

Le 18 fructidor nannonça dabord da utl J

gement du côté de la France , que 1°

Clarke, et la remise pure et simple

lions à Bonaparte . Le Directoire s

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point ratifier lalliance avec la Sardaigne ,

si ce traite dût soustraire une victime a ; (

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fiable ambition; il ne voulait pas non P

Venise, de crainte de concourir à 1 acc r ° lS J

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maritime de lAulriche, quoiquil eût d ab° jjj#senti à cette cession dans lespoir dobtc" 1 j

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toue. Scs prétentions allaient jusquà vguer la maison impériale derrière lIsonZ 0 ^Bonaparte, mécontent de se voir sans cC .

trarié, blessé de différentes démarches T y.

taicnl la méfiance du Directoire , donna

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sion, le 28 septembre, peu de jours .notifié aux plénipotentiaires que, si la P 111 *,,;/pas signée le 1" octobre, il ne négocierai 1 Psur la base de létat de possession actuel^

puissances.

Dans lincertitude du résultat qua® eI

cille déclaration, il chercha à détache 1 ^

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et le Wurtemberg de lAutriche , en y ^sous divers prétextes le général Desaix, ^

i-iosité avait attiré en Italie . Mais, entou 1*' fi"

autrichiens, il fut impossible à cet off lC '° rsir dans sa mission.

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Cependant la députation impérial®pied du mur a

a 1 instant elle recevait >- 1 1 »(C I e a ..if

du 18 fructidor, dépêcha en toute na* ^i 1

Mccrfeld à Vienne . LEmpereur , jog®* 1 |j s l< !

fallait plus compter surrenvoya sur-le-champ conjointement

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de Cobent«cl, munis dinstructions p' uS ^11^,,

Depuis celte époque, les négociât® 1 ^ ^grand train. Ce nest pas que lAul* 1liât dabord plus coulante : loin <1® {ell U ,

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Mantoue, que les préliminaires lui a ssU ._ ja

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demandait Venise et les légations, ° u f »

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de lAdda. Bonaparte indigné, 1°' c °

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