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3 (1841) Campagnes de 1796, 1797, 1798 et 1799 / par Jomini
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LIVRE XII, CHAP. LXXVI.

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° n Bc Directoire ne sen tiilt pas à ces^9Cqo » f

^iat <0U ' ° n ^ onnan ^ pl e ' n pouvoir à son ne-H 5 I Ur > '1 lui déclara formellement que son ul-H ^ reléguer lAulriche derrière lI-

: tu , 1 et de la renvoyer, pour ses indemnités, aux^ions en Allemagne (1); circonstance quig ^ re ndre la rupture inévitable.

^ t j llScet intervalle, le Directoire réfléchissant|jj ^ an Ker daccorder la démission au général

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i tant contribué par ses victoires à la si-( l es préliminaires , ne crut pas sabaisser1^ e *Pédiant un agent pour entrer en explica-tif^ lui. Tout ce qui lui avait été refusé obs-

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1 > lui fut accordé. Larmée dItalie fut

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^ ee de trois demi-brigades et dun régiment,( t( d er e i plus de 8,000 réquisitionnâmes vin-Itli as 0tïl Plétcr les cadres de son infanterie: on\ Ura aussi une remonte de 1,600 chevaux;\j lllit Ie traité dalliance olfensive et défensive

V 1 6 Piémont à la ratification des conseils : en-

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\v lr ectoire, pour donner à Bonaparte une

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" Sa condescendance, alla jusquà réfor-

^ -ertnann, et rappeler de Naples lambassa-

1t t |^ ac ault, contre lesquels il avait témoigné

Jt. s Sa jets de mécontentement,f"s 1 -

6 Sénéral en chef navait pas attendu lef-

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ces résolutions : encouragé par la mis-

'Hj e l e de Bottot, et certain dobtenir la sanc-. Up J)-

lre ctoire sur lequel il espérait désormaisatl ® plus grande influence, il résolut de ne,^cr aux instructions du ministère. Après. ,Cres dusage, et des prétentions élevées

j * e C ' ^ al l e ' n( lre plus facilement le but désiré,ft Plti s 1 Brusquement à terminer , sans atten-i a,l> pl e autorisation.

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r aisons contribuèrent à lui faire sentir

Un . tc mps. Bien que larmée dItalie fût^florissant, e t quelle eût une bonneé ^ rali °ns dans Osoppo et Palma-Nova , la^St»e e ' ^j® trop avancée pour ouvrir la cam-dun autre côté, lon risquaità jj, tous l e s avantages de linitiative, en lais-*<L, tI1 P er cur le loisir de réorganiser ses for-

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t5 r est)B llv 'er. Dailleurs, la position des ar-

^ ec tivcs mettait beaucoup déquilibre dans

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y tUstilicaiives du livre XII, n°

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lu.

les chances. Les Autrichiens étaient près de leurcentre de puissance, à portée de leurs magasinset de leurs dépôts ; sans inquiétude pour leursflancs, couverts dun côté par la Croatie ou la Hon­ grie , et de lautre par le Tyrol; provinces toutesbelliqueuses et disposées à seconder leurs opéra-tions au premier signal.Les Français , au contraire,avaient tout à craindre pour leurs derrières , surlesquels Naples qui épiait loccasion de satisfairesa haine, Venise qui naspirait quà se débarrasserdun voisinage odieux, et le roi de Sardaigne à quila non-ratification du traité dalliance dévoilaittous ses dangers, auraient pu fondre de concert.Peut-être aussi que la rupture du Directoire aveclAngleterre, la mort subite de Hoche, lincohé-rence des plans adoptés par le gouvernement encas de guerre, firent un devoir à Bonaparte dêtremoins exigeant, et de consentir à la double cessionde Venise et de Salzbourg . Aussi, le 17 octobre ,au moment lon sattendait à voir recommen-cer les hostilités , la paix fut-elle signée à Campo-Formio.

Le traité se composait de vingt-cinq articlespatents (2), dont les clauses principales portaientla confirmation des cessions de la Belgique et dela Lombardie , le consentement donné aux limitesdu Rhin et des Alpes . Les Etats de Venise étaientassurés à lAutriche jusquà la rive gauche de lA-dige, avec la place de Vérone et un arrondissementdéterminé. Les provinces de Brescia et de Ber-game, situées sur la rive droite, furent dévolues àla république cisalpine; les îles Ioniennes, à laFrance .

Quatorze articles secrets, plus importants enquelque sorte que le traité, spécifiaient les limitesde la république et les abandons de territoire quidevaient en résulter. LEmpereur promettait de nepoint soutenir lempire germanique, si la diète serefusait aux cessions sur la rive gauche du Rhin ;la libre navigation de ce fleuve et de la Meuse étaitpromise ; la France consentait à ce que lAutriche acquît le pays de Salzbourg , et reçût de la Bavière lInnviertel et la ville de Wasserbourg sur lInn.LAutriche cédait le Frickthal pour être remis à laSuisse ; les fiefs impériaux pour la Ligurie ; et le

J ( 2 ) Voyez pièces justificatives du livre XII, n° 3 .

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