LIVRE XII, CHAP. LXXVI.
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° n ‘ Bc Directoire ne s’en tiilt pas à ces^9Cqo » f
^iat <0U ' ° n ^ onnan ^ pl e ' n pouvoir à son ne-H 5 I Ur > '1 lui déclara formellement que son ul-H„ ^ reléguer l’Aulriche derrière l’I-
: tu , 1 et de la renvoyer, pour ses indemnités, aux^ions en Allemagne (1); circonstance quig ^ re ndre la rupture inévitable.
^ t j llScet intervalle, le Directoire réfléchissant|jj ^ an Ker d’accorder la démission au général
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’i tant contribué par ses victoires à la si-( l es préliminaires , ne crut pas s’abaisser1^ e *Pédiant un agent pour entrer en explica-tif^ lui. Tout ce qui lui avait été refusé obs-
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1 > lui fut accordé. L’armée d’Italie fut
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^ ee de trois demi-brigades et d’un régiment,( t( d er ‘ e i plus de 8,000 réquisitionnâmes vin-Itli as 0tïl Plétcr les cadres de son infanterie: on\ Ura aussi une remonte de 1,600 chevaux;\j lllit Ie traité d’alliance olfensive et défensive
V 1 6 Piémont à la ratification des conseils : en-
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" Sa condescendance, alla jusqu’à réfor-
^ -ertnann, et rappeler de Naples l’ambassa-
1t t |^ ac ault, contre lesquels il avait témoigné
Jt. s Sa jets de mécontentement,f ‘"s 1 -
6 Sénéral en chef n’avait pas attendu l’ef-
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ces résolutions : encouragé par la mis-
'Hj e l e de Bottot, et certain d’obtenir la sanc-. Up J)- ’
lre ctoire sur lequel il espérait désormaisatl ® plus grande influence, il résolut de ne,^cr aux instructions du ministère. Après. ,Cres d’usage, et des prétentions élevées
j * e dé C ' ^ al l e ' n( lre plus facilement le but désiré,ft Plti s 1 Brusquement à terminer , sans atten-i a,l> pl e autorisation.
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du
’ r aisons contribuèrent à lui faire sentir
Un . tc mps. Bien que l’armée d’Italie fût^florissant, e t qu’elle eût une bonneé ^ rali °ns dans Osoppo et Palma-Nova , la^St»e e ' ^j® trop avancée pour ouvrir la cam-d’un autre côté, l’on risquaità j’j, tous l e s avantages de l’initiative, en lais-*<L, tI1 P er cur le loisir de réorganiser ses for-
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t5 r est)B llv 'er. D’ailleurs, la position des ar-
^ ec tivcs mettait beaucoup d’équilibre dans
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y tUstilicaiives du livre XII, n°
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les chances. Les Autrichiens étaient près de leurcentre de puissance, à portée de leurs magasinset de leurs dépôts ; sans inquiétude pour leursflancs, couverts d’un côté par la Croatie ou la Hon grie , et de l’autre par le Tyrol; provinces toutesbelliqueuses et disposées à seconder leurs opéra-tions au premier signal.Les Français , au contraire,avaient tout à craindre pour leurs derrières , surlesquels Naples qui épiait l’occasion de satisfairesa haine, Venise qui n’aspirait qu’à se débarrasserd’un voisinage odieux, et le roi de Sardaigne à quila non-ratification du traité d’alliance dévoilaittous ses dangers, auraient pu fondre de concert.Peut-être aussi que la rupture du Directoire avecl’Angleterre, la mort subite de Hoche, l’incohé-rence des plans adoptés par le gouvernement encas de guerre, firent un devoir à Bonaparte d’êtremoins exigeant, et de consentir à la double cessionde Venise et de Salzbourg . Aussi, le 17 octobre ,au moment où l’on s’attendait à voir recommen-cer les hostilités , la paix fut-elle signée à Campo-Formio.
Le traité se composait de vingt-cinq articlespatents (2), dont les clauses principales portaientla confirmation des cessions de la Belgique et dela Lombardie , le consentement donné aux limitesdu Rhin et des Alpes . Les Etats de Venise étaientassurés à l’Autriche jusqu’à la rive gauche de l’A-dige, avec la place de Vérone et un arrondissementdéterminé. Les provinces de Brescia et de Ber-game, situées sur la rive droite, furent dévolues àla république cisalpine; les îles Ioniennes, à laFrance .
Quatorze articles secrets, plus importants enquelque sorte que le traité, spécifiaient les limitesde la république et les abandons de territoire quidevaient en résulter. L’Empereur promettait de nepoint soutenir l’empire germanique, si la diète serefusait aux cessions sur la rive gauche du Rhin ;la libre navigation de ce fleuve et de la Meuse étaitpromise ; la France consentait à ce que l’Autriche acquît le pays de Salzbourg , et reçût de la Bavière l’Innviertel et la ville de Wasserbourg sur l’Inn.L’Autriche cédait le Frickthal pour être remis à laSuisse ; les fiefs impériaux pour la Ligurie ; et le
J ( 2 ) Voyez pièces justificatives du livre XII, n° 3 .
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