HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
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les armées navales des puissances belligérantes n’a-vaient eu l’occasion de faire une campagne plusbrillante. Quoique la soumission de l’Irlande lais-sât moins de chances de succès aux Français pourune descente, la tyrannie exercée surles habitantsde cette île, les entretenait dans un esprit de résis-tance qui n’attendait que l’apparition d une esca-dre républicaine pour éclater de nouveau. D unautre côté, l’armée d’Égypte réclamait toute la sol-licitude du Directoire , et les efforts de sa marineportent à croirequ’il jugea indispensable de la sou-tenir ou de la retirer.
Longtemps avant les revers qu’essuyèrent sesarmées, en Italie et dans les Alpes, le Directoire avait reconnu tous les inconvénients de cette fu-neste expédition. A peine l’échec de Jourdan, àStockach , eut-il dévoilé le danger de Masséna enIlelvétie, que le ministre de la marine Bruix serendit à Brest , pour accélérer par sa présence unarmement considérable. On espérait que le bruitde ces préparatifs, en parvenant à Londres , retien-drait au moins les escadres britanniques dansl’Océan, quand même l’expédition n’atteindraitpas son but direct. On n’eut pas de peine à dé-terminer l’Espagne à mettre sa flotte en état deprendre part aux chances de la campagne : la prisede Minorqne, l’insolente domination de Keilli etde Nelson sur la Méditerranée, faisaient à cettepuissance un devoir de tenter encore un effort, au-tant pour venger l’honneur de son pavillon indi-gnement sali depuis la bataillenavale du cap Saint-Vincent , que pour faciliter lecommerce interrompupar les croisières anglaises.
Le cabinet de Londres , bien persuadé que lesprojets maritimes de ses ennemis n’auraient en vueque l’un ou l’autre de ces objets, n’ajouta rien auxpréparatifs de défense intérieure qu’il avait faitsl’année précédente. Il se contenta d’ordonner àl’amiral Bridport, qui commandait toujours la croi-sière établie devant Brest , de venir couvrir les côtesd’Irlande , et à lord Keith, stationné à l’embouchuredu Tage , de suivre les escadres espagnoles qui ha-sarderaient de sortir de Carlhagène, Cadix ou leFerrol , et de leur livrer bataille avant qu’elles pus-sent se réunir entre elles ou joindre l’escadrefrançaise.
l’a prévu le cabinet de Saint-James, croit. devo |(réunir la marine de l’Espagne à la sienne, avantrien tenter en faveur de l’armée d’Égypte . Brui 5ayant saisi un instant favorable, appareille ^Brest à la fin d’avril, avec 25 vaisseaux de ligo c 'aussitôt Bridport, le croyant destiné pour l’Irland®»se hâte d’aller croiser sur les côtes méridionalescette île. Favorisé par cette erreur, l’amiral rép 0 'blicain fait voile sans obstacle jusqu’à Cadix , 01 *Keith, ne pouvant recevoir bataille à l’ancre av° c15 vaisseaux contre des forces doubles, est oblifi 8de lever la croisière pour manœuvrer.
Cependant Bruix , sans chercher à l’attaquer B 1à se joindre aux Espagnols , louvoya sur les côt° sd’Espagne , jusqu’à ce qu’une tempête violente I eforçât de gagner la haute mer. Passant ensuite ^détroit, il cingla Vers Toulon , où il mouill®’le 13 mai. Keith gagna Gibraltar pour attcnd rCdes renforts qu’il ne tarda pas à recevoir; car, d eSqu’on fut instruit dans la Manche de la route ten° e
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par les Français , lord Bridport détacha le contf 0 'amiral Wisthed avec 5 vaisseaux, suivi immédiatment par l’amiral Gardncr à la tête de 16 autr° 5 'Dans les entrefaites, Keith ayant rallié l’esca<É ede Duckwortli qui venait de Minorque , se préseû 13devant Toulon . Massaredo se hâta de profiterson absence pour sortir de Cadix , et passer letroit le 15 ; mais une nouvelle tempête le déc'^à entrer à Carthagène : cette circonstance, l® 1 'd’être funeste, lui évita peut-être un cngageU 1 ® 11partiel avec des forces supérieures, et favorisajonction tant désirée.
Près de cent vaisseaux de ligne naviguaientdans une mer étroite, et tout annonçait des év°®ments décisifs; cependant il n’en fut rien. É ,U .|sortit de Toulon et longea la côte de Gênes, ° us’aboucha avec le général Moreau. On crut 1111 ^stant qu’il allait entreprendre quelque div® 1 ®’favorable à l’armée d’Italie, alors adossée a jpennin, et réduite à une défensive très-p® 1 * 1 ^jusqu’à l’arrivée de l’armée de Naples ; cetesp 0qui ranima un instant les courages, ne larda pêtre déçu. L’escadre, qui n’avait pas de tr0U ^ tà bord, ne s’occupa que de son objet, ctallafl 1 ® 1rallier à Carthagène , les 24 vaisseaux cspa5 n ®^avec lesquels Bruix cingla de nouveau vers ^L’amiral français y séjourna le temps nec®
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