vj NOTICE
bénissons : sa vie appartient à l’iiistoire îles sciences. Nous en fixeronsles dates; les détails des faits exigeraient des volumes, nous nous bor-nerons à les préciser.
Jean-Baptiste Huzard , né à Paris le 3 novembre i ^ 55 , d’une famillequi y exerçait la maréclialerie depuis plus d’un siècle, fit la plus grandepartie de ses études chez les Augustins réformés, appelés Petits-Pères.Son heureuse facilité lui mérita de ces bons religieux un attachementdont il se plaisait souvent à s’entretenir dans l’intimité de ses conver-sations familières ; ce fut d’après leurs conseils qu’en 1769 , à l’âge detreize ans, il entra , au moment de sa création, à l’Ecole vétérinaire d’Alfort , aux frais de ses parents. Son aptitude lui en fit parcourir lescours avec distinction : il les termina en 1772. Malheureux au premierconcours, il n’y obtint rien ; au second, il eut un accessit ; mais à tousles concours suivants, et il y en avait plusieurs chaque année, il rem-porta successivement tous les prix.
Bourgelat , fondateur de cet établissement, avait remarqué ses ex-cellentes dispositions , et conçu de lui une espérance qu’il s’attacha àréaliser. Sur la demande de ce directeur à son père, celui-ci consentità l’y laisser encore six mois pour se perfectionner dans les diverses par-ties de l’enseignement.
Nommé dans cette même année, 1792, professeur à l’Ecole qui avaitété le théâtre de ses succès, il jouissait'd’un traitement de 600 fr., noncompris l’habillement d’uniforme fourni par l’Ecole . Il fut spéciale-ment chargé de professer l’extérieur et surtout la connaissance de l’âgedu cheval, puis la chimie et la pharmacie, la matière médicale et l’ap-plication des bandages , seul cours qui ait eu lieu dans les Écoles surce sujet.
En 1775, il quitta Alfort pour s’attacher à l’établissement de sonpère, qui l’exigea : la pratique lui paraissant d’un revenu plus produc-tif que le professorat.
En 1779, une ordonnance du roi fonda , à Alfort , un concours depratique ; le premier prix consistait en une médaille avec chaîne d’or;Huzard eut la gloire d’en être décoré le premier. 11 remporta égalementplusieurs prix à la Société royale de médecine pour des mémoires depratique insérés dans ses recueils. Devenu membre de cette Société, ily a fait plusieurs rapports avec Vicq-d’Azir, qui le décida à se chargerde la médecine vétérinaire dans le Dictionnaire de médecine de VEn-cyclopédie méthodique.