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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XVII
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lun des vingt-sept membres fondateurs, au Conseil supérieur dagri-culture ; enfin aux réunions de la Société philanthropique, dont il étaitvice-président, et aux délibérations du Conseil de salubrité, ses lu-mières et ses talents ont été si justement appréciés : il est même un deceux qui ont présidé à la création de cet utile conseil, qui, plus tard,servit de modèle à la formation de ceux de Bordeaux , de Marseille ,Lyon , etc.

Dune scrupuleuse exactitude à toutes ces assemblées, il ny manquaitjamais que durant ses missions hors < e Paris ; et sil allait, chaqueannée, visiter ses enfants à la campagne, il avait soin de choisir le tempsdes vacances de quelques-unes de ces Sociétés.

Hélas! nous lavons reçu encore au mois doctobre dernier, aux con-fins des départements de lOrne et dEure-et-Loir ,, soit besoin defaire diversion aux maux quil éprouvait sans se plaindre, soit désir dejouir un dernier moment de laspect des travaux champêtres quil avaittant encouragés, soit enfin par un effort de tendresse pour ses enfantset ses jeunes petits-enfants, il sétait décidé à venir rejoindre sa filleaînée.

Mais le voyage layant fatigué, il sy trouva déçu des plaisirs que sonaffaiblissement ne lui permettait plus de goûter.

il eut le pressentiment, dont laveu nous fut si douloureux, quilfallait ou priver son autre fille de la visite quil devait aussi lui faire enTouraine, ou renoncer à lespérance de pouvoir retourner à Paris .

Malheureusement cette affirmation uavait rien didéal. Rentré chezlui aussi vite que la prudence le permit, il recueillit toutes ses forces,et nécoutant que son courage, il reparut encore à toutes ses Sociétés, il ne manqua quune semaine. Cette semaine, hélas! fut la dernièrede sa longue carrière. Le lundi, il le passa sur un canapé, sans proféreraucune plainte et se mêlant encore, avec gaieté, à la conversation dequelques amis. Le mardi, il voulut se lever à son heure ordinaire, maisle progrès du mal se révéla alors dune manière effrayante. Forcé derester alité, il tomba bientôt dans une somnolence calme et continue,et, le samedi premier décembre, il séteignit dans la paix de cette con-science si pure qui lavait dirigé dans toutes ses œuvres.

Si les regrets de la piété filiale constituaient le seul hommage quemérite sa mémoire, ils seraient bornés, comme dans toutes ces inévi-tables rigueurs de la nature, aux limites dans lesquelles le vol du tempsles circonscrit plus ou moins; mais les travaux de Huzard ont eu un