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l’un des vingt-sept membres fondateurs, au Conseil supérieur d’agri-culture ; enfin aux réunions de la Société philanthropique, dont il étaitvice-président, et aux délibérations du Conseil de salubrité, où ses lu-mières et ses talents ont été si justement appréciés : il est même un deceux qui ont présidé à la création de cet utile conseil, qui, plus tard,servit de modèle à la formation de ceux de Bordeaux , de Marseille ,Lyon , etc.
D’une scrupuleuse exactitude à toutes ces assemblées, il n’y manquaitjamais que durant ses missions hors < e Paris ; et s’il allait, chaqueannée, visiter ses enfants à la campagne, il avait soin de choisir le tempsdes vacances de quelques-unes de ces Sociétés.
Hélas! nous l’avons reçu encore au mois d’octobre dernier, aux con-fins des départements de l’Orne et d’Eure-et-Loir , où, soit besoin defaire diversion aux maux qu’il éprouvait sans se plaindre, soit désir dejouir un dernier moment de l’aspect des travaux champêtres qu’il avaittant encouragés, soit enfin par un effort de tendresse pour ses enfantset ses jeunes petits-enfants, il s’était décidé à venir rejoindre sa filleaînée.
Mais le voyage l’ayant fatigué, il s’y trouva déçu des plaisirs que sonaffaiblissement ne lui permettait plus de goûter.
Là il eut le pressentiment, dont l’aveu nous fut si douloureux, qu’ilfallait ou priver son autre fille de la visite qu’il devait aussi lui faire enTouraine, ou renoncer à l’espérance de pouvoir retourner à Paris .
Malheureusement cette affirmation u’avait rien d’idéal. Rentré chezlui aussi vite que la prudence le permit, il recueillit toutes ses forces,et n’écoutant que son courage, il reparut encore à toutes ses Sociétés,où il ne manqua qu’une semaine. Cette semaine, hélas! fut la dernièrede sa longue carrière. Le lundi, il le passa sur un canapé, sans proféreraucune plainte et se mêlant encore, avec gaieté, à la conversation dequelques amis. Le mardi, il voulut se lever à son heure ordinaire, maisle progrès du mal se révéla alors d’une manière effrayante. Forcé derester alité, il tomba bientôt dans une somnolence calme et continue,et, le samedi premier décembre, il s’éteignit dans la paix de cette con-science si pure qui l’avait dirigé dans toutes ses œuvres.
Si les regrets de la piété filiale constituaient le seul hommage quemérite sa mémoire, ils seraient bornés, comme dans toutes ces inévi-tables rigueurs de la nature, aux limites dans lesquelles le vol du tempsles circonscrit plus ou moins; mais les travaux de Huzard ont eu un