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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XVI
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NOTICE

xvj

son père, avait rendus, sous Louis XVI , à la librairie française, obtint,en son privé nom, un brevet (limpriineur-libraire, état quelle tenait desa famille. La seule participation de Huzard à cet établissement se rédui-sait aux avis quil était à même de donner à sa femme, sur le mérite desouvrages à éditer, qui tous étant du ressort de léconomie rurale et do-mestique, de lart vétérinaire, des arts et métiers, des sciences chimi-ques, mécaniques et manufacturières, rentraient plus ou moins dans sacompétence, et sur lesquels il avait pu se faire une opinion davance,par les discussions au sein des sociétés dont il était membre. De laspécialité dune librairie quen retour de cet important service il tenaitconstamment à la piste des bons ouvrages et des meilleures éditions, quiont concouru à la formation de son immense bibliothèque, unique enson genre, véritable monument national, à lédification duquel il a tra-yai l pe udautjjojxa.nte-six ans.

11 avait besoin aussi, pour cette création, de ressources plus étenduesque celles de ses émoluments, qui eussent été insuffisants et dont voicila note : aux messageries royales, i ,200 fr. ; au Ministère de la guerre,2,400 fr.; puis à la Commission dagriculture, 3 ,000 fr. jusquau con-sulat. En 1806, 8,000 fr. ; en 1807, 10,000 fr., frais détournée com-pris. 11 na jamais reçu ni gratification, ni indemnité, ni secours dau-cune espèce des divers gouvernements, et son traitement a été sujet à laretenue dès lorigine.

Huzard entrait régulièrement à cinq heures du matin dans sa biblio-thèque:, au milieu de ses quarante mille volumes, quil avait par-courus et annotés pour la plupart, il se livrait à la correspondance quilentretenait avec les Ecoles , ainsi quavec tous les médecins vétérinairesde France et de létranger qui le consultaient ou lui adressaient desmémoires, sur lesquels il aimait à leur exprimer son avis. Il sacrifiaitune demi-heure à son déjeuner, autant à son dîner, deux heures à sondélassement dans lintimité de sa femme et de ses enfants, au milieudesquels il restait jusquà huit heures, puis il rentrait dans sa biblio-thèque jusquà dix heures du soir. Cette habitude quotidienne, il nelinterrompait jamais que pour assister aux séances de lInstitut, ilétait alternativement membre ou président de la commission des fonds,de lAcadémie de médecine , de la Société royale et centrale dagricul-ture, dont il a été le trésorier depuis sa constitution jusquen i 835 ,,ayant donné sa démission, une ordonnance royale nomma son fils aînéà sa place; de celle dencouragement, dont il avait été, avecChaptal,