NOTICE
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son père, avait rendus, sous Louis XVI , à la librairie française, obtint,en son privé nom, un brevet (l’impriineur-libraire, état qu’elle tenait desa famille. La seule participation de Huzard à cet établissement se rédui-sait aux avis qu’il était à même de donner à sa femme, sur le mérite desouvrages à éditer, qui tous étant du ressort de l’économie rurale et do-mestique, de l’art vétérinaire, des arts et métiers, des sciences chimi-ques, mécaniques et manufacturières, rentraient plus ou moins dans sacompétence, et sur lesquels il avait pu se faire une opinion d’avance,par les discussions au sein des sociétés dont il était membre. De là laspécialité d’une librairie qu’en retour de cet important service il tenaitconstamment à la piste des bons ouvrages et des meilleures éditions, quiont concouru à la formation de son immense bibliothèque, unique enson genre, véritable monument national, à l’édification duquel il a tra-yai l lé pe udautjjojxa.nte-six ans.
11 avait besoin aussi, pour cette création, de ressources plus étenduesque celles de ses émoluments, qui eussent été insuffisants et dont voicila note : aux messageries royales, i ,200 fr. ; au Ministère de la guerre,2,400 fr.; puis à la Commission d’agriculture, 3 ,000 fr. jusqu’au con-sulat. En 1806, 8,000 fr. ; en 1807, 10,000 fr., frais détournée com-pris. 11 n’a jamais reçu ni gratification, ni indemnité, ni secours d’au-cune espèce des divers gouvernements, et son traitement a été sujet à laretenue dès l’origine.
Huzard entrait régulièrement à cinq heures du matin dans sa biblio-thèque: là, au milieu de ses quarante mille volumes, qu’il avait par-courus et annotés pour la plupart, il se livrait à la correspondance qu’ilentretenait avec les Ecoles , ainsi qu’avec tous les médecins vétérinairesde France et de l’étranger qui le consultaient ou lui adressaient desmémoires, sur lesquels il aimait à leur exprimer son avis. Il sacrifiaitune demi-heure à son déjeuner, autant à son dîner, deux heures à sondélassement dans l’intimité de sa femme et de ses enfants, au milieudesquels il restait jusqu’à huit heures, puis il rentrait dans sa biblio-thèque jusqu’à dix heures du soir. Cette habitude quotidienne, il nel’interrompait jamais que pour assister aux séances de l’Institut, où ilétait alternativement membre ou président de la commission des fonds,de l’Académie de médecine , de la Société royale et centrale d’agricul-ture, dont il a été le trésorier depuis sa constitution jusqu’en i 835 , où,ayant donné sa démission, une ordonnance royale nomma son fils aînéà sa place; de celle d’encouragement, dont il avait été, avecChaptal,