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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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DE J.-B. HUZARD.

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supérieure à la première, non par le mérite des études ou des profes-seurs, mais par les développements quelle reçut, et par léclat que de-vait lui donner le voisinage de la capitale.

Cest dans cette dernière école que J. B. Iluzard fit ses pre-mières études. Il naquit à Paris , le 3 novembre 1755, le surlendemaindun jour rendu à jamais fameux par le tremblement de terre de Lis­ bonne . Son père était un simple maréchal. Il fut confié, jusquà lâgede treize ans, aux soins des Petits-Pères, saints religieux dont Iluzardne parla toute sa vie quavec attendrissement. Ses treize ans achevés,son père le fit recevoir à lécole dAlfort. Cette école était dans les mainsde Bourgelat et des professeurs quil avait formés. Ou y avait préparépour les élèves des salles détudes, de dissection, de démonstration ; deslaboratoires ; une pharmacie, un jardin des plantes ; des forges, deshôpitaux; une ménagerie destinée aux animaux étrangers. On y voyaitdes béliers dEspagne , de Barbarie, du Cap et des Indes; des boucs desIndes et dAngora ; des cerfs despèces particulières ; une cicogne, unlama, une vache des Indes ; des oies, des canards de tous les pays; unchoix de poules etde pigeons de toutes les races et de toutes les variétés.A laspect de tant dobjets si attrayants et si nouveaux , lélève sentaitses idées sagrandir, et navait plus dhorizon que le monde. Des instruc-tions en grand in-folio tapissaient les salles, les forges, les infirmeries.La science respirait partout; les murs mêmes parlaient, et ce langagemuet, allant droit aux esprits, les inclinait au travail et à la discipline.Que ces temps sont loin de nous, et quils sont méconnus ! On ny re-vient jamais sans être pénétré de deux sentiments : de cet amour du bienqui était dans tous les cœurs ; et du respect quinspire le savoir lorsquilest simple, modeste et désintéressé. On le croirait à peine : tout cegrand appareil de bâtiments, de jardins, de laboratoires et dinstru-ments ; tous les frais, soit pour lentretien des animaux, soit pour celuide plus de deux cents élèves, soit pour les honoraires des directeurs etdes maîtres, soit enfin pour la solde des subalternes; toute cette dé-pense nexcédait presque jamais, chaque année, pour les deux écoles,la somme de 60,000 francs. Le produit des terres acquittait à Alfort lesréparations du château principal ; et, si ce fonds ne suffisait pas, le di-recteur y suppléait du sien. A côté de ce résultat de compte, jen mettraideux autres. En moins de vingt années, lécole a donné à la France età lEurope plus de six cents vétérinaires éclairés. Un grand nombredentre eux, Français ou étrangers, sest illustré par dexcellents ou-