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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XXVII
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DK J.-B. HUZARD. XXV1J

Huzard Dans le tout» de huit années, de 1773 a 1780, lluzard avaitsoigneusement, observé, sur cinq espèces d'animaux domestiques, unesuite de maladies fort diverses. Il en fit pour la Société royale le textede plusieurs mémoires qui lui valurent deux fois la médaille des grandsprix. Dans un de ces mémoires,,il expose les heureux effets du sublimécontre le larcin ; maladie commune au clieval, à lâne et au mulet; quele bœuf peut contracter ; qui sattaqueaux tempéraments lymphatiques,et quen 1776 .lalousel avait complètement guérie par ce remède. Cesuccès, sil eût été constant, eût en partie justifié létrange conjecturede Van Helmout sur lorigine de la maladie vénérienne; mais, soit fautede discernement daus ladministration du sublimé, soit quétant iden-tique dans un petit nombre de cas, le farcin ne le soit pas dans uneinfinité dautres, ou que le vrai caractère du mal ait été masqué par lessystèmes, car la médcxine vétérinaire a aussi, les siens, ce médicamentest aujourdhui rejeté dans la foule de ceux quon a vantés et quon aproscrits. Quen conclure? Que cette question, comme beaucoup dautres,nest pas une question décidée, et quil serait à propos dy revenir.

Dans un autre mémoire, liuzard traite des eaux aux jambes, maladiepropre aux mêmes animaux que le farcin , et dans les memes propor-tions; comme lui, familière aux lieux bas et humides, inconnue dans leslieux secs et élevés ; qui attaque les extrémités des jambes, parties duuestructure plus complexe et plus solide, mais aussi plus souvent et plusviolemment exercées ; dangereuse par elle-même et par ses suites na-turelles, mais surtout encore par les transformations quun mauvaistraitement lui fait subir; maladie qui se présente à lesprit sous undouble aspect; qui ne serait que locale, puisque, depuis Huzard, la seulepropreté la rendue beaucoup plus rare en France , et la fait disparaîtrede la cavalerie anglaise ; qui dépendrait, au contraire, dune cachexieuniverselle, ppisquen la supprimant on en a fait sortir une légion demaux divers et daccidents mortels. Cet opuscule, que Huzard a repro-duit dans Y Encyclopédie méthodique, est, jose le dire, empreint dunvéritable génie médical. Selon lui, les eaux aux jambes sont quelque-fois contagieuses. Quinze ans plus tard, Jenner en a fait dériver lecow-pox et le vaccin. Ce sentiment est-il fondé? Nouvelle question quelaissent encore indécise les expérimentateurs d'Angleterre, de France etdItalie . Leurs contradictions permettraient du moins de supposerque toutes ces maladies ont entre elles une affinité secrète, que letemps rendra plus manifeste. Joserai même y comprendre la morve et