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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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le farcin, puisque, sous les yeux de Chabert, les eaux imprudemmentsupprimées se sont converties en morve et en farcin, deux maladies quipassent en Angleterre pour être absolument identiques.

Un problème soffrit de bonne heure à Huzard. Presque-toutes lesvaches laitières de Paris périssaient de phthisie pulmonaire. Ayant dé-couvert quun commencement dembonpoint était le premier signe dela maladie, Huzard conseille aux nourrisseurs de livrer sur-le-champ lachair de ces animaux à la consommation. Conseil très-utile aux nour-risseurs, mais pour le public, Létait-il? scrupule sur lequel Huzard futrassuré par ses recherches. Etaient-elles suffisantes? Linstabilité de lamatière, et surtout de la matière animale, cette sorte dinquiétude quila remue sans cesse et la porte à des milliers de combinaisons insolites,étranges, vénéneuses, cette inquiétude de la matière nen doit-elle passusciter dans les idées de lobservateur? et peut-il être indifférent de senourrir dune chair saine, ou dune chair altérée par la maladie?

Une instruction qui se rattache à ce sujet parut en 1785, rédigée da-bord par Chabert, reprise par Huzard, imprimée plusieurs fois pat-ordre du gouvernement, et honorée de deux traductions italiennes, lunepar le comte de Bonsi, lautre par Parolletti et Buniva. Elle porte sur lamanière de conduire et de gouverner les vaches laitières. Lauteur,entre autres préceptes, insiste sur la nécessité dassurer au jeune veau,pour premier aliment, le lait de sa propre mère : ce lait, qui chassedoucement, on le sait, le méconium hors des cavités intestinales. Linné traite la même question par rapport à lenfant. Il rejette le lait tropavancé des nourrices. Ce lait ne chasse quimparfaitement le méconium.Le méconium, retenu, absorbé, mêlé au sang et porté avec le sang dansles solides, leur fait prendre un tour vicieux de composition qui sera,selon Linné , pour tout lavenir, une source inépuisable de maux. Dansun enfant mort quelques heures après sa naissance et qui navait paspris de lait, on a vu le système circulatoire rempli d'une pâte inodore,de couleur et de consistance de chocolat. D venait cette pâte? Etait-cedu sang altéré? Mais comment létait-il ? Etait-ce en partie le méconiumpompé, même après la mort, parles veines affamées, ou versé dans lesvaisseaux par le système absorbant? Dilïicultés que je propose sans lesrésoudre. Quoi quil en soit, cest daprès cette instruction quont étéfaites à Paris les premières ordonnances de police touchant les vache-ries et la vente du lait.

Jai parlé de 1Encyclopédie méthodique. Elle comprend, on le sait, un