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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XXXIII
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DE J.-B. HUZ.VliD.

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la vitesse et la force! A la beauté, à la majesté d'une organisation si par-faite, comment ne répondrait pas le sentiment dont elle est animée?Que de traits touchants de tendresse, dintelligence et dintrépidité!Quelle exactitude et quelle ténacité de mémoire! Si quelquefois lecheval résiste à lhomme, cest encore pour le servir. Enfin, après avoirparlé des allures de ce bel animal et de ce qui doit régler le choixquon en veut faire, Huzard soccupe du cheval sauvage et du chevaldomestique ; il établit les caractères qui les distinguent, et finit parprendre le cheval sauvage comme le cheval primitif, comme la tigeoriginelle de toutes les races connues.

Quoi quil en soit de cette opinion, Huzard serait, du moins parminous, le premier écrivain que lérudition et la logique auraient préservédune erreur partagée, jai presque dit consacrée par les plus grandsgénies. On a dit, on a répété, on a consigné dans les meilleurs ouvra-ges, que la véritable patrie du cheval est lArabie; quen Arabie, laculture de ce bel animal se perd dans la nuit des temps , et que cest delArabie quil sest répandu sur toute la terre. Consultez lhistoire : loindappuyer le moins du monde ce sentiment, elle le rejette par les dé-mentis les plus formels. Le plus ancien de tous les monuments litté-raires, le livre de Job peint à la vérité le cheval de guerre ; mais Jobécrivait en syro-chaldéen. En quel lieu? dans quel siècle? avec quilArabie était-elle en guerre? Si Job était Arabe, et si tout Arabe nour-rissait des chevaux, pourquoi nen a-t-il pas un seul ? Moïse ne cite queles chevaux dEgypte ; cest de lEgypte que Salomon tirait les siens.Voyez létonnante statistique de Tyr par Ezéchiel . Tyr recevait dArabie toute autre chose que des chevaux ; elle navait que ceux de Cappadoce ou dArménie . Xerxès marche contre la Grèce à la tête de plus dunmillion dhommes; il a une cavalerie nombreuse : les Arabes en fontpartie, et ne montent que des chameaux. Cest que le chameau est lapropriété de lArabe, comme le cheval est la propriété du genre hu-main. Lorsque César met le pied dans la Gaule et dans la Bretagne , leschevaux- gaulois, si estimés des Romains, les chevaux infatigables desBretons, provenaient-ils dArabie? Est-ce lArabie qui alimentait lesharas de lEpire , de la Thessalie, du Péloponnèse , et ces magnifiquesharas de la Médie, lon voyait à la fois i5o,ooo chevaux, les plusbeaux du monde? Est-ce lArabie qui avait peuplé tout le nord de lEu­ rope de ces chevaux sauvages que lon y voyait encore du temps dePline? Est-ce elle qui avait donné à toute la Scythie ces chevaux si