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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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XXXVI
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XXXVJ l'.I.OGE

Assurément ces chevaux fossiles nétaient point venus dArabie . Lenord-est de lAsie a eu des chevaux avant nous : il en a probablementpeuplé tout le nord de lEurope ; et, si malgré cette sorte de prioriténous voulions donner au cheval un autre point de départ, nous le fe-rions naître, non dans les environs du Caucase, mais dans lintérieurde lAfrique . Au nombre des animaux singuliers quelle nourrit, lAfri­ que compte en effet, dans le genre cheval, plus despèces que nen peutcompter lAsie ; et sil était vrai que le meilleur fut toujours le premier,ce qui nest pas, nous dirions que le cheval africain est la souche, lori-gine et le type de tous les autres. presque dans le centre de ce grandcontinent, avec toutes les belles qualités de larabe et du barbe, sans 'avoir un de leurs défauts, ce cheval si parfait se serait, avec le temps,répandu vers lest en Egypte , en Syrie , dans la Mésopotamie , dans laPerse et même en Grèce , à travers la Méditerranée, comme le prouve-rait la fable de Neptune ; puis, vers louest, dans toute la Barbarie, etde en Espagne , en Sicile , en Italie et sur le littoral de la Gaule :montant ainsi du midi vers le nord, tandis que les races du nord descen-dant vers le midi, ces deux grandes races se sont enfin rencontrées,selon la conjecture de Fréret, aux deux revers de lApennin : se modi-fiant de part et dautre dans ces migrations , et recevant des climats,des localités, de la nourriture et de leurs propres mélanges, tous leschangements que de semblables causes impriment toujours à la ma-tière animale.

A légard des races, dont il est aisé maintenant dentrevoir les ori-gines, Huzard nadmettrait, comme je lai dit, quune race primor-diale, celle des chevaux sauvages. 11 décrit lextérieur et les habitudesde ces animaux, par comparaison avec lextérieur et les habitudesdes chevaux domestiques. Mais sous des climats et dans des lieux di-vers, cette race primordiale est-elle partout la même? Comprend-elle etles chevaux sauvages de la Tartarie, lhémionus dHomère et de Pallas,ou le dziguettai de Gmelin ; et ceux que lon a récemment découvertssur les croupes de lIIimalaya et que lon prendrait pour des daims; etceux des haras de Russie et de Pologne ; ceux même de la Camargue ,et ceux que lon voit encore dans lintérieur de lAfrique , et dont leMaure se nourrit quelquefois ; tous ces chevaux sauvages, avec ceuxdes pampas de lAmérique , sont-ils tous exactement semblables ? nediffèrent-ils pas, au contraire ? Et quand elles sont bien marquées, cesdifférences nindiquent-elles pas autant de races naturelles, distinctes,