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1 (1842) Histoire naturelle et sciences accessoires / P. Leblanc
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DE J.-B. 11U/.ARD.

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tnez de plus tous les ouvrages que la Fiance, l’Italie, la Suisse , l’AUe-nagne et l’Angleterre ont mis récemment au jour, vous jugerez quetes matériaux sont immenses. Il ne faut plus que rapprocher, comparer,■lioisir ; en un mot, toutes les tablettes sont dans le temple, et l’ombrele Bourgelat semble appeler aujourd’hui le créateur qu’il a promis ,jour ainsi dire , et qui de tant de matériaux épurés fera sortir , secondilippocrate, une médecine aussi chaste que celle du premier.

Iluzard avait une érudition infinie. Il suffirait, pour en convaincre, deciter les livres rares et singuliers qu’il a tirés de l’oubli, ou de citer seule-ment l’examen qu’il a fait de la traduction de Y Histoire des animaux d'A-ristote, par Camus. Sa passion pour les livres le conduisit à se former sursou art la bibliothèque la plus complète qui fût au monde ; on y voyaitdes curiosités venues des extrémités de la terre. Sa générosité la tenait ou-verte à qui en avait besoin. Une passion plus impérieuse encore et plusnoble était en lui, celle du bien public. Tessier, Gilbert, Huzard, troisnoms à jamais liés l’un à l’autre dans les souvenirs de la France : ce sonteux qui l’ont dotée de l’inestimable richesse des laines espagnoles. Avecquelle chaleur, avec quel courage et quelle persévérance il s’unit à cesdeux cœurs d’hommes pour conserver à Chanorier le magnifique trou-peau que la barbarie des temps le contraignait de fuir, et d’abandonnerau hasard ou à la cupidité de ses persécuteurs! Avec quelle sollicitudeet quel oubli de lui-même il soigna jusqu’à son dernier soupir la vieil-lesse de Chabert ! Dans des circonstances périlleuses, avec quel empres-sement il secourut les élèves ! Jamais homme ne porta plus loin ledésintéressement et n’eut une probité plus sévère. Cette probité om-brageuse , trop prompte peut-être à soupçonner celle d’autrui, donnaitparfois à son langage une rudesse que démentait la bonté de son cœur.C’est encore par probité qu’il mettait dans l’accomplissement de ses de-voirs une ponctualité tout ensemble exemplaire et désolante pour sescpllègues. Fondateur du conseil de salubrité, de concert avec Parmen-tier et Cadet-Gassicourt, sous l’autorité du préfet de police, M. le comteDubois, il éclairait ses collègues de ses lumières, il les édifiait de sonassiduité. Inspecteur général des écoles vétérinaires, il préserva plu-sieurs fois de leur ruine , et l’école de Lyon , si nécessaire , et l’écoled’Alfort dont il était l’élève. Il créa l’école de Zutphen ; il inaugura cellede Toulouse. Membre de l’Académie des sciences , membre de l’Acadé-mie royale de médecine, membre de la Société royale et centrale d’agri-culture, membre de plusieurs attires sociétés, il y fut toujours un mo-