des Places.. j
Zc cet art, qu’il a employé plusieurs foisavec beaucoup d’adreíîe à d'intelligencen’a pas peu contribué à !a gloire & ausuccès des entreprises de Louis XIV.
Le tems le moins favorable aux Siegesest l'arriere - saison , sur - tout loríqu’on.doit présumer que la durée en sera lon-gue. Car , indépendamment de Ja diffi-culté de faire arriver les vivres & lesmunitions devant la Place, à cause desmauvais chemins , la rigueur de la saisonproduit des maladies parmi les troupes,qui en font périr une grande partie..
Une considération encore très-impor-tante dans l’entreprife d’un Siégé, c’estde bien examiner si l’on fera en état de 1csoutenir , malgré les efforts de l’ennemipour î’cmpêcher.
Si l’on entreprend-légèrement un Sié-gé difficile, & que l’ennemi parvienneà le faire lever, il acquiert par-là une ef-pece de supériorité qu’on ne peut guerelui disputer pendant le reste de lacampa-
M. de Louvois avoit l’avantage de pouvoir juger parlui-même du mérite de ceux qu’ií employoit. C’eíi pour-quoi , sous son ministère, toutes les charges de la guerrefurent .remplies par des Sujets capables de les exercer. Sidifférentes considérations particulières lui firent quelque-fois mettre en place des gens fans talens, il eut le couragede les abandonner dès qu’il s’apperçut qu’il ne pouvoirles.íoutanir-fans pxéjudicier aux affaires du Roi. P'oyeçfur ce. siajer les Mém. de M. de Feuquieres, tom- I, chap. ;.