6 Traité de T Attaque
gne. Si Ton ajoure à cet inconvénient ladépense du Siégé , qui est toujours très-grande, la perte des soldats, & la crainteou le découragement qui en résulte par-mi les troupes , on verra combien'il estdangereux de íc livrer trop inconsidéré-ment à l’envie de faire desSieges ( a ).
Comme la prudence demande qu’onne donne rien au hazard dans une opé-ration qui peut avoir les suites les plusfâcheuses,, il paroît qu’on ne devroit seproposer de faire des Sieges qu’après avoirmis Pennemi hors d’étatde tenir la cam-pagne. S’il occupe des postes avantageuxoù il soit dangereux de vouloir le forcer ,il faut en ce cas avoir des forces suffisan-tes pour lui résister & pour continuerPatraque de la Place dont on veut s’em-parer. C’est ce que M. le Maréchal dePuysegur prescrit íur ce sujet dans sonlivre de P Art de la Guerre. « On ne doit
(a) cc La réputation des armes , dit M. le Marquis de>3 Santa-Crux , tait une grande partie de la force des Ar--3 mees, & sert à maintenir dans son parti les Peuples &=3 les Princes voisins. C’est perdre beaucoup de cette rc-33 putation que de lever un Siégé , à moins qu’on n’y soit33 obligé par quelque accident qui survient, & qu’íl ctoie-3 impossible de prévoir. On blâme la conduite du Général33 qui s’est légèrement engage dans cette entreprise sans33 avoir tous les préparatifs ncceílaires pour réussir, ou l’on33 accuse les troupes d’avoir manqué de valeur 33. Rcjlcx.mïlìt. to;n, 8 1 & z.