zq .8 Traité de l’Attaque
riere le parapet des lignes , qu’en rasecam.pagne.
Si l'on est supérieur en artillerie , onpeut encore se borner à la défense des li-gnes. L’artillerie étant mieux servie der-rière des retranchemens qu’en plaine,peutcauser une très-grande perte à l’ennemi.Dans une bataille on peut aisément en ar-rêter l’eíFet ; le secret n’est pas grand,ditquelque part M. le Chevalier de Folard,il ne s’agit que d’en venir promptement àl’arme blanche.
II seroit aisé d’appuyer les préceptes pré-cédens par des exemples ; mais comme lescirconstances ne font jamais exactementles mêmes , on ne peut en tirer des régléssûres pour la conduite qu’on doit tenirdans les cas semblables. On a vu d ailleursplusieurs fois l'audace la témérité réus-sir dans des entreprises que le succès mê-me ne pouvoit justifier aux yeux des maî-tres de l’art. C’est pourquoi ce font moinsles exemples qui doivent décider du partique l’on doit prendre dans les différentessituations où l'on se trouve à la guerre,que la connoislance des moyens que l’en-nemi peut employer pour l’exécution deses desseins, & í’examen des expédionsque la nature du terrein , le tems & lescirconstances particulières peuvent four-
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