DISCOURS
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(le la terre n’en a peut-être porté depuis • simeme, dans le temps de sa corruption , lesvices de ce peuple eurent quelquefois unegrandeur et une énergie qui forcen t à l'éton-nement ; si ce peuple enfin devint le maîtredu monde, je dois alors attribuer des effetsaussi grands, aussi soutenus, à des causespuissantes et constantes. Je puis, sans metromper, assurer que ce gouvernemen t étoitplus vigoureux ; que sa politique étoit plusvaste, plus profonde que celle de tous lesEtats qui s’offrent à moi.
J’admire donc la politique des Romainsdans leurs beaux jours , lorsipie je la voisfondée sur un plan fixe ; lorsque ce plan apour base le patriotisme et la vertu-, lorsqueje vois Rome naissante,n’étre qu’une colonieioible et sans appui, devenir rapidement uneville; s’aggrandir sans cesse, vaincre tous scsvoisins qui étoient ses ennemis; s’en faire descitoyens ou des alliés ; se fortifier ainsi ens’étendant, comme un Ueuve se grossit parles eaux qu’il reçoit dans soncou rs. J’admirecelle politique, quand je vois Rome n’avoir