PRELIMINAIRE. 9
jamais qu'une gucrreàlafois;ne jamaisposerles armes , que l’honneur <lu nom Romainne soit satisfait ■ ne pas s’aveugler par sessuccès ; ne pas se laisser abattre par les revers ;devenir la proie des Gaulois et des flammes,et renaître de ses cendres. J’admire Romeenfin, quand j’examine sa constitution mi-litaire , liée à sa constitution politique ; lesbùs de sa milice jl éducation de sa jeunesse;scs grands hommes , passant indifférem-ment par toutes les charges de 1 Etat, parcequ’ils étoient propres à les remplir toutes ;ses citoyens fiers du nom de leur patrie, etse croyant supérieurs aux rois qu’ils étoientaccoutumés à vaincre. Je dis que peut-êtred y a eu, dans quelques coins de l’Univers,une nation obscure et paisible, donlies mem-bres ont été plus heureux; mais que cer-tainement jamais peuple n’a eu autant degrandeur, autant de gloire, et n’en a autantmérité par son courage et par scs vertus.
Maintenant quel tableau offre, en oppo-sition , l’Europe politique , au philosophequi la contemple ? Des administrations ty-