383 ESSAI GENERALm’entretenois (le celte opinion, m’en a proposéune qui me paroît meilleure et plus réfléchie ;ce seroit (l’avoir au lieu cle ce troisième rang,une petite troupe d’élite, montée sur des che-vaux plus légers que ceux de l’escadron, for-mée sur deux rangs et placée à vingt pas enarrière, ou à côté de l’intervalle. Cette troupe ,aux ordres d’un officier choisi, auroit pourobjet de fermer l’intervalle, quand cela seroitjugé nécessaire, et quand cet intervalle s’ou-vriroit au-delà de la distance ordonnée. Elleseroit exercée à gagner à toutes jambes, parcet intervalle, le flanc de l’ennemi quand onapprocheroit de lui : quelquefois pour rendreson mouvement plus inopiné et plus décisif,cette troupe d’élite seroit placée en arrièred’une des ailes de l’escadron , et dérobée ainsiaux yeux de l’ennemi, elle neparoîtroit qu’aumoment de la charge. Auroit-on besoin detirailleurs en avant, ce seroit elle qui les four-nirait ; l’ennemi seroit-il battu, ce seroit ellequi le poursuivrait ; elle agiroit enfin dans lecombat, pour le plus grand succès de l’esca-dron , suivant l’intelligence de l’officier qui lacommanderait, et seroit tour-à-tour la réserve,le corps auxiliaire, et le corps défensif de cet
escadron.
Ce qu’il y a de certain , c’est qu’au jourd’hui