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Tome premier.
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DE TACTIQUE. 38q

jambes infatigables , c’étoicnt sans doute devieux cavaliers Tliessaliens, montés sur deschevaux vigoureux, c’éloienl des cavaliers telsque le mien , qu’ils vouloient peindre. Unepartie de uolre cavalerie, joliment tenue , maissans barbe et sans expérience, ne peut se com-parer qu’à de jeunes élèves de Duguast, ras-semblés en escadrons.

C’est, ce me semble, une étrange chose, etqui porte bien l’empreinte du caractère natio-nal , que le système d’après lequel nous tra-vaillons depuis six ans à former notre cavalerie.Elle étoit dans l’ignorance, et enchaînée parles vices de sa constitution ; elle ne pouvoitfaire un pas pour en sortir. La paix de 1763se fait ; le gouvernement change cette consti-tution , et en substitue une , sinon parfaite, dumoins propre à l’essai d’une instruction , et àl’ericouragement de l’émulation. On dit au gou-vernement , et 011 lui dit avec raison , que legrand vice de la cavalerie Françoise est le dé-faut d’instruction ; qu’elle 11e sait pas manierses chevaux ; qu’avant de dresser l’escadron ,il faut dresser le cavalier. Le gouvernement,frappe de cette vérité, ordonne qu’on cons-truise des manèges, appelle des écuyers, jètetin coup-d’œil favorable sur tous ceux quia Pportent du zèle et de l’aptitude aux institu*