Sgo ESSAI GENERALlions nouvelles. À l’instant toutes les tètes fer-mentent , les villes cle guerre , les quartiers seremplissent d’écoles d’équitation ; il n’y a plusde bons officiers que ceux qui manient uncheval avec adresse; les vieux cavaliers n’ontni la souplesse, ni la grâce qu’on exige ; il fautles renvoyer , il faut en user de même à l’égarddes anciens officiers. On diroit que toute lascience de la cavalerie s’apprend dans la pous-sière desmanéges. Cependant au milieu de cetteeffervescence , les principes de l’équitation nesont ni posés , ni reconnus ; on les discute, onles change. Deux systèmes différens partagentles opinions, sans compter nombre de petiteséducations particulières , imaginées par leschefs des régimens. Les années passent , leschevaux se ruinent, les cavaliers sont excédés,on forme dans chaque régiment quelquesofficiers-écuyers, et dix ou douze cavaliers-créats : notez que ces derniers le sont à peine ,qu’ils désirent leuc congé pour aller se fairepiqueurs en France , ou chez l’étranger. Dansles régimens les plus avancés, on met cinquanteou soixante hommes par escadron en état demanœuvrer , on forme les autres successive-ment , mais successivement aussi l’engagementdes hommes formés est à son terme : des recrue*leur succèdent, des chevaux neufs remplacent
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