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Du Gênée , al.avec la conduite des armées , et cependanton voit par l’histoire combien tous les grands
ion incapacité se retranche; il a peur de se donner àjuger, c’est un lâche qui se cache derrière sa dignité.Mais un esprit noble et étendu ne redoute point darencontrer d’autres esprits qu’il est sûr de dominer parune supériorité réelle ; il va au devant d’eux , et prendsa place par un ascendant irrésistible.
Le général Whasington , dont le caractère sembleapprocher de près de cette belle et noble simplicité del’antique, a imaginé le premier de mettre à l’ordre le3exhortations , les avertissemens et les remerciemens duGénéral. Cette méthode a presque le même effet queles discours des anciens , et les remplace même avecavantage pour la généralité ; dans les occasions déci-sives , et presque toujours partielles, c’est â chaque Chefà sentir son cœur, et à le communiquer.
Le roi de Prusse , qui a écrit et combattu commeCésar, qui a fait plus que lui , puisqu’il a créé unetactique n ouvelle , applicable aux armes de son siècle ,et que la postérité seule peut louer avec dignité , puis-qu’elle seule peut lo^ier sans soupçon de flatterie ; leroi de Prusse nous a donné le dernier exemple decette éloquence passionnée, propre à la guerre.
A la bataille de Rosback , dans la circonstance laplus critique où se puisse trouver un Souverain, à laveille de voir décider, par le sort d’un seul jour, safortune et sa gloire, il harangua ainsi son armée aumoment ou l’action allait s’engager.
cc Mes chers amis , voici le moment où la destinée» de tout ce que nous avons et devons avoir de cher» au monde , est remise à cette épée que nous tirons
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