dit Générai.
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Des Passions.
Mon objet n’est pas de discuter en métaphy-siciens le nombre et l’espèce des passions, ilme suffit d’en tracer la source et le cours, etd’indiquer les moyens qui semblent les plus pro-pres à les produire, à les exciter, ou à lescalmer et les retenir suivant les circonstances,de façon qu’un Général, adroit à manier lesressorts de l’ame, puisse toujours maîtriser àson gré l’esprit des troupes qui sont à sesordres.
Notre sensibilité produit les senti mens agréa-îfles et désagréables, le plaisir et la peine : ce,qui est indifférent ne produit sur nous aucune,impression, ou du moins en produit une si faible,qu’elle laisse l’homme où l’animal dans,l’état oùil était auparavant, au lieu que les sentimensde la peine ou du plaisir l’émeuvent et le dé-terminent à l’action. La fuite de la douleur, etla recherche du plaisir, sont donc le principed’activité de l’homme et de tous les animaux;mais le plaisir et la peine viennent à l’hommedu dedans et du dehors de lui-même. Cettesource intérieure de sensibilité lui est com-mune avec les animaux; l’autre est particu-lière à l’espèce humaine , elle naît des rapportsde la société : si l’homme était isolé dans un